- Administratif
- Affaires
- Civil
- Toute la matière
- > Arbitrage - Médiation - Conciliation
- > Biens - Propriété
- > Contrats et obligations
- > Droit et liberté fondamentaux
- > Droit international et communautaire
- > Famille - Personnes
- > Filiation
- > Mariage - Divorce - Couple
- > Procédure civile
- > Responsabilité
- > Successions - Libéralités
- > Sûretés
- > Voies d'exécution
- Européen
- Immobilier
- IP/IT et Communication
- Pénal
- Toute la matière
- > Atteinte à l'autorité de l'état
- > Atteinte à la personne
- > Circulation et transport
- > Criminalité organisée et terrorisme
- > Droit pénal des affaires
- > Droit pénal général
- > Droit pénal international
- > Enquête
- > Etranger
- > Informatique
- > Instruction
- > Jugement
- > Mineur
- > Peine et exécution des peines
- > Presse et communication
- > Santé publique
- Social
- Avocat
Article
Défaut d’impartialité d’un enquêteur : cause de nullité de la procédure
Défaut d’impartialité d’un enquêteur : cause de nullité de la procédure
Le défaut d’impartialité d’un enquêteur peut constituer une cause de nullité de la procédure, à la condition que ce grief ait eu pour effet de porter atteinte au caractère équitable et contradictoire de la procédure ou de compromettre l’équilibre des droits des parties.
par M. Lénale 6 juin 2008
La garantie d’indépendance et d’impartialité exigée au titre de l’article 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme ne s’applique dans toute sa portée qu’aux magistrats du siège. Les membres du parquet relèvent en effet d’une situation particulière, dans la mesure où, dépendant hiérarchiquement de leur ministre, ils représentent et soutiennent l’accusation. À cet égard, leur impartialité, tant fonctionnelle que personnelle (V. R. Koering-Joulin, Le juge impartial, Justices 1998, n° 10, 1), est appréciée différemment de celle de leur collègues de la magistrature assise. Au sujet de l’impartialité personnelle, ou subjective – définie comme l’absence, en son for intérieur, de préjugé du magistrat à l’encontre d’une partie – il faut remarquer que la chambre criminelle de la Cour de cassation peine à retenir des manquements de magistrats du parquet, dans des cas pourtant douteux (par ex. : aucune atteinte à l’impartialité lorsque l’avocat général est le parrain du fils du principal prévenu, Crim. 6 janv. 1998, Bull. crim. n° 1 ; D. 1999. Jur. 246, note G. Yildrim
; Procédures 1996. Comm. 96, obs. Buisson ; V. aussi S. Guinchard et J. Buisson, Procédure pénale, 3e éd., Litec, 2005, n° 416)....
Sur le même thème
-
Panorama rapide de l’actualité « Pénal » des semaines du 19 octobre au 2 novembre 2026
-
[PODCAST] Cold cases : les services d’enquête à l’e-carrefour de la scène de crime
-
La loi casseur-payeur se fait déborder
-
Panorama rapide de l’actualité « Compliance » des semaines du 12 au 26 octobre 2026
-
Extraction des données d’un téléphone : le contrôle préalable consacré, la nullité conditionnée
-
Justice : les fragilités derrière la hausse du budget
-
L’Edito de la semaine - Liberté de manifester, sur autorisation
-
Pratiques anticoncurrentielles : la pénalisation des personnes morales à l’épreuve du droit
-
Affaire Estelle Mouzin : irrecevabilité du recours du père devant la CEDH pour perte de la qualité de victime
-
Prescription des sanctions de l’abus du droit d’ester en justice en matière de presse




