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Alexandre Benalla et Vincent Crase, des observateurs très engagés

Lors de la seconde semaine de leur procès devant le tribunal correctionnel de Paris, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont brandi l’article 73 du code de procédure pénale pour s’exonérer des violences qui leurs sont reprochées en marge de la manifestation du 1er mai 2018 à Paris au Jardin des Plantes et place de la Contrescarpe.

par Pierre-Antoine Souchardle 27 septembre 2021

Alexandre Benalla et Vincent Crase, ou l’effet Canada Dry. Apparence de policiers, attitude de policiers, vocabulaire de policiers… Mais ils ne sont pas policiers. Pourtant, ceux qui les ont croisés ce 1er mai n’ont eu aucun doute sur leur appartenance aux forces de l’ordre. Surtout les membres de celles-ci. Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Élysée, n’est qu’un « observateur » de la manifestation, invité par la préfecture de police de Paris. Le second, gendarme réserviste à l’Élysée, responsable de la sécurité à La République en marche (LREM), est convié par son ami Alexandre.

Cette seconde semaine d’audience est consacrée aux faits de violences et d’immixtion dans la fonction de policiers reprochés aux deux hommes au Jardin des Plantes et place de la Contrescarpe. La présidente Isabelle Prévost-Desprez a laissé la conduite des débats à son assesseur Edmond Brunaud. La séquence sur la touristique place parisienne a été filmée par plusieurs personnes, dont Taha Bouhafs, devenu depuis journaliste. Sa vidéo va permettre l’identification Alexandre Benalla et, par ricochet, faire tanguer le pouvoir.

Le juge assesseur, ancien magistrat instructeur antiterroriste, a le goût du détail. Son exposé des événements de cette journée est méticuleux, si ce n’est sourcilleux voire vétilleux. Il pose le décor de ce péplum de série B, touche par touche, par la lecture de procès-verbaux. Chaque vidéo des trois incidents de cette journée est diffusée, rediffusée, re-rediffusée ; à vitesse réelle, au ralenti, image par image, arrêt sur image. Mieux qu’une master class de cinéma.

La chronologie. C’est Alexandre Benalla qui sollicite le contrôleur général Laurent Simonin, chef d’État-major à la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), pour venir observer une manifestation. En 2017, explique l’ex-chargé de mission à l’Élysée, il accompagne le chef de l’État, Emmanuel Macron, en voyage officiel Guyane. Une visite houleuse. À tel point qu’une manifestation dégénère devant la préfecture où se trouve le président. Les forces de l’ordre sont un temps débordées. Un épisode, dit-il, qui l’a marqué. Car la sécurité du PR relève de ses attributions, assure-t-il à la barre. Il veut comprendre comment, lors d’une manifestation les ordres sont donnés et comment s’organisent les forces de l’ordre sur le terrain.

Il se tourne vers Laurent Simonin. Les deux hommes se sont croisés dans le cadre de leur fonction durant la campagne présidentielle où Alexandre Benalla s’occupe de la sécurité du candidat de LREM. « Une relation amicale qui ne va pas au-delà des relations professionnelles », assure M. Simonin, sur le banc des prévenus pour le volet vidéosurveillance. Comment refuser la demande d’observateur de celui qualifié « l’œil de l’Élysée » par certains policiers durant l’enquête.

À la préfecture de police de Paris, aucune note de service ne codifie la présence, encore moins le rôle, des observateurs lors d’opérations de maintien de l’ordre. La seule règle, non-écrite, veut qu’ils ne soient pas exposés aux violences lors de manifestations. La DOPC a fait parvenir à Alexandre Benalla un sac avec notamment un casque et un brassard siglé police et peut-être, là les témoignages divergent, une radio Acropole permettant d’écouter les conversations de la police. Ce qui est interdit à tout non policier.

Alexandre le valeureux

Le 1er mai, il débarque à 14h à la préfecture de police, flanqué de son ami Vincent Crase. Une présence dont il n’a pas informé la hiérarchie policière. « Ça n’a pas posé de problème quand on est arrivé dans la salle de commandement », assure Alexandre Benalla. Laurent Simonin les confie au major Philippe Mizerski, un policier de la DOPC habitué des manifestations violentes. Sa seule consigne, ramener les deux observateurs « en bonne santé ». Omniprésent dans le dossier, le major Mizerski n’a pas été cité comme témoin.

Flanqué de leur « poisson-pilote », les deux compères partent observer la manifestation, à l’abri derrière le cordon policier. Alexandre Benalla, pantalon et veste noire sur sweat gris à capuche, porte un brassard police. Vincent Crase, blouson bleu marine, est armé. Une « connerie », reconnaît-il arguant quand même du contexte terroriste.

En milieu d’après-midi, le trio se trouve boulevard de l’Hôpital où débutent les premiers heurts. Des commerces sont incendiés. Vers 17h ils s’engouffrent au Jardin des Plantes avec une équipe de policiers en civils de la Brigade d’information de voie publique (BIVP). C’est à partir de là que MM. Benalla et Crase vont avoir une approche toute personnelle de leur rôle d’observateur.

Les deux hommes partent en courant avec des membres de la BIVP dans les allées du Jardin des Plantes au point de perdre leur « poisson-pilote ». Quelques instants plus tard, MM. Benalla et Crase encadrent Khalifa M. qu’ils viennent d’interpeller. Alexandre Benalla explique au tribunal l’avoir vu lancer une pierre sur des CRS. S’il a apporté son concours à la force publique pour interpeller un délinquant, c’est par « réflexe citoyen ». Vincent Crase se justifie en évoquant « son ADN de gendarme ». Les deux hommes dégainent l’article 73 du code de procédure pénale. « Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche ». C’est simple comme bonjour. À les entendre, ils n’ont nulle impression d’outrepasser leur rôle d’observateurs ou de s’immiscer dans des fonctions de policiers.

Cette première séquence au Jardin des Plantes a occupé toute la journée de mercredi. Khalifa M., condamné en 2018 à six mois d’emprisonnement avec sursis pour violence sur les forces de l’ordre, livre une autre version. Grand gaillard longiligne à la barbe débordant de son masque, explique s’être réfugié au Jardin des Plantes. Là, trois hommes, à l’apparence de policiers, lui auraient tendu trois pierres. Il essaie de s’enfuir, « en mode survie », prend un coup de matraque, tombe. Il est remis sur pied par les deux observateurs qui lui font chacun une clef de bras et l’escortent, avec d’autres policiers vers un OPJ. À aucun moment MM. Benalla et Crase se signalent comme observateurs aux CRS qui pensent avoir affaire à des collègues en civil. Le tribunal cherche à comprendre pourquoi les deux prévenus n’ont pas remis Khalifa M., aux policiers qui les accompagnent. Leur réponse est nébuleuse.

Sur ce premier épisode de la journée du 1er mai, Alexandre Benalla n’a aucun regret. « Si je n’avais pas été là, il se serait enfui et un agresseur de policier n’aurait pas été interpellé et condamné », martèle-t-il à la barre. « À ce moment là, je suis un citoyen comme un autre qui appréhende l’auteur d’un crime ou un délit », dit-il resservant au tribunal l’article 73 du code de procédure pénale. « Je suis intervenu, ça m’a coûté cher, ça me coûte encore cher, mais je ne regrette rien de ce que j’ai fait ce jour-là ». Voilà, c’est dit.

Appelé à commenter cet épisode, Maxence Creusat, prévenu sur le volet vidéosurveillance, est catégorique. « Ils sont observateurs, ils n’ont pas à intervenir », affirme ce commissaire de 34 ans, à l’époque en poste à la DOPC. « C’est un coup de canif dans le monopole de l’exercice de la violence légitime, dans le contrat social. Ça rejaillit sur la confiance qu’à le citoyen dans sa police ».

Observateurs au contact

Autre coup de canif dans le contrat social, la rencontre, toujours au Jardin des Plantes, avec Mélisande C. et Simon D., tous deux parties civiles. Ces quelques minutes dans la vie de ces jeunes gens ont été disséquées jeudi. Après avoir quitté le cortège syndical avec des amis au moment des premières tensions, ils traversent le jardin à la recherche d’une sortie. Par peur d’incidents avec la police, la jeune femme a filmé au téléphone tout son parcours dans le parc. La vidéo est (multi) diffusée par le tribunal.

Description du film. La petite bande déambule dans les allées, croise plusieurs groupes de CRS qui leur donnent des indications contradictoires pour sortir du jardin. Ça râle. Puis elle tombe nez à nez avec les deux observateurs et leur « poisson-pilote », le major Mizerski. Vincent Crase porte son brassard police. Alexandre Benalla a le visage masqué par sa capuche. Vincent Crase, brassard orange au bras, leur ordonne de prendre une autre direction (NDLR : ce qui s’apparente à du maintien de l’ordre, dévolu aux policiers). Une voix d’homme crie : « elle filme, elle filme ». Puis l’image se met à trembler. Mélisande C. hurle : « J’ai rien fait. J’ai rien fait ». Une main couvre le téléphone, l’image s’arrête.

« Je suis projetée sur l’arbre, en une fraction de seconde, c’est hyper violent, je ne comprend pas ce qui m’arrive », explique la longiligne jeune femme dont l’émotion est audible à l’évocation de cette séquence. Au même moment, son ami, Simon se retourne pour voir ce qu’il se passe. Il pose ses mains sur le torse du major Mizerski, est projeté à terre. « La scène est très rapide. Je me retrouve plaqué au sol avec quelqu’un sur le dos ». Durant l’enquête, un policier dira avoir vu Alexandre Benalla le maintenir au sol, un genou sur la nuque. Cent dix kilos, le poids de l’ex-conseiller élyséen, ça ne doit pas s’oublier. Simon D., affirme, sans en être certain que Vincent Crase l’a menacé de sa matraque.

« Je n’ai jamais eu aucun contact ni physique ni vocal ni d’aucune façon avec M. D. et Mme C. Je ne suis jamais intervenu. Je n’avais pas de raison d’aller au contact avec ces personnes », affirme Alexandre Benalla.

D’ailleurs, il n’a rien vu de l’incident. « Aucun contact, zéro, rien, formel Monsieur le juge », explique Vincent Crase.

Ce n’est pas lui, jure-t-il, qui l’a maintenue contre l’arbre et effacé la vidéo de son téléphone (le compagnon de la jeune femme arrivera à la retrouver dans les fichiers du téléphone après quelques manipulations techniques). Mélisande C., pense le contraire. Par déduction. Déformation professionnelle de statisticienne. « Je l’ai identifié tout au long comme un policier. Il n’avait pas de signe distinctif. Ce n’est pas quelqu’un de très grand comme M. Mizerski. Ce n’est pas M. Benalla parce que j’aurais remarqué qu’il était maghrébin. Il y a trois personnes autour de moi. Si ce n’est pas M. Crase, j’aimerais bien savoir », détaille-t-elle.

Lorsqu’elle interroge son interlocuteur, qu’elle ne voit pas car toujours plaquée contre l’arbre, sur la légalité d’effacer cette vidéo, il menace de l’embarquer. « Je demande le matricule de celui qui avec qui j’ai eu tous les échanges. Il me répond 007. Il était très fier de sa blague ». Simon D., passera 48h en garde à vue pour violence sur policier avant d’être relâché sans aucune poursuite. Ils ne porteront plainte qu’après la révélation de l’identité d’Alexandre Benalla. Avant, leur avocat leur avait déconseillé de saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Ça ne servirait à rien, leur avait-il expliqué.

Les deux observateurs ont-ils eu conscience qu’ils outrepassaient leur rôle, qu’ils assuraient des fonctions qui ne sont pas les leurs lors de ce second épisode ? Nenni. « Le 1er mai je suis intervenu deux fois dans la journée. Une fois au Jardin des Plantes et une fois place de la Contrescarpe, parce que j’ai constaté des violences contre les forces de l’ordre. Je suis intervenu dans le cadre de l’article 73. Tout le reste de la journée je suis resté dans mon rôle d’observateur », martèle Alexandre Benalla. Quand à Vincent Crase, il n’a fait que « renseigner sur une direction ». Une hirondelle sans bâton blanc, en somme.

Des gestes techniques mal réalisés

La Contrescarpe, la place par laquelle le scandale Benalla est arrivé. Celle où le fougueux conseiller de l’Élysée, casqué, « interpelle » de façon plus que virile Georgios D., et Chloé P. Une scène filmée par plusieurs passants, dont Taha B. Tous les témoins, y compris les CRS, dont les procès-verbaux ont été lus par le tribunal, pensent avoir affaire à un policier. Sur la Contrescarpe, l’habit fait le moine.

Le tribunal a diffusé vendredi jusqu’à satiété, sans oublier le ralenti et les zooms, la séquence d’interpellation du jeune couple, filmées par plusieurs personnes. Différents angles, mais les images montrent la même violence. Une scène passée en boucle tant sur les réseaux sociaux que sur les chaînes de télévision. Lors de l’enquête, Georgios P., a reconnu sans difficulté avoir lancé une carafe en direction des CRS, énervé d’avoir été gazé et frappé d’un coup de matraque alors qu’il était attablé avec sa compagne pour fêter leur anniversaire de rencontre. Chloé P., a lancé une bouteille en plastique. Un geste stupide qu’ils regrettent. Ils ont été condamné à 500 € d’amende.

Que voit-on sur ces images ? Sur la place, des grappes de manifestants, des personnes attablées aux terrasses, des groupes de policiers, parmi lesquels Alexandre Benalla et Vincent Crase. Ils se précipitent sur le couple. Le premier, façon mastodonte pataud, agrippe par le cou la frêle Chloé P., le second sur Georgios P. Les hurlements et cris de la jeune femme résonnent dans la salle d’audience. Il la conduit à l’endroit où se trouve le major Mizerski. Alexandre Benalla tente de la faire asseoir en lui assénant sur une jambe plusieurs « balayettes ». Le fétu résiste aux 110 kilos du sumotori de l’Élysée, avant de céder.

Pendant ce temps-là, Georgios P., est mis au sol par Vincent Crase et plusieurs CRS. L’homme se débat, quelques coups de matraque tombent. Vincent Crase le tire par le col de sa veste, le menace de sa main, sans jamais le frapper. Les policiers s’écartent, Georgios P., tente de parler avec Crase. Les paroles sont inaudibles. Les policiers s’écartent. Puis, surgit Alexandre Benalla, façon pilier de rugby dans un regroupement. La suite de son action ne relève pas du « viril mais correct », expression favorite des amateurs de plaquages rugueux.

Il agrippe par le cou le jeune homme, tente de le relever. Décryptage de la séquence par Alexandre Benalla. « Ce n’est pas une clef d’étranglement, là, je suis juste dans une clef de contrôle », mime-t-il à la barre. Au risque de craquer les coutures de sa veste très ajustée. « Il essaye de fuir », tente Alexandre Benalla. Il relève le jeune homme. « Il est tendu très nerveux. J’essaye de le rattraper, j’ai la main ouverte ». Elle s’abat sur la tête de Georgios P., qui s’effondre, entraînant avec lui le judoka de l’Élysée. « Je suis déséquilibré, j’essaye de me rattraper, sinon je tombe. Et ma jambe l’effleure une demi seconde. Si je lui avais marché dessus, je ne pense pas qu’il se soit relevé : 110 kg projetés sur quelqu’un, il y aurait eu des dégâts », affirme-t-il. « Au foot, ça s’appelle essuyer ses crampons. C’est la même chose que Zidane contre l’Arabie Saoudite en 1998. Et il avait pris un carton rouge », lui rétorque l’avocat du jeune homme, Me Sahand Saber.

Se rendant compte qu’il est filmé, notamment par M. Bouhafs qui crie à plusieurs reprises, « Regardez, il l’a tabassé à terre » Alexandre Benalla abandonne le jeune homme. Plié en deux, celui-ci finira par rejoindre, avec l’aide de plusieurs passants, sa compagne, gardée par le major Mizerski. « Je reconnais que la scène peut paraître violente », convient M. Benalla. Pas très stratège, il ajoute : « J’ai entendu beaucoup de médias parler de tabassage. Là, il n’y a que des égratignures ». Il évoque pour sa défense « des gestes techniques mal maîtrisés ». « Je ne porte pas de coups volontaires, j’essaye seulement de le maîtriser », minimise-t-il.

Sur une autre vidéo, MM. Benalla et Crase écartent et repoussent des passants qui se regroupent autour de policiers en train d’interpeller le couple. « J’aurais fait la même chose si c’était un accident de la route. Je demanderai aux gens de s’éloigner pour que les policiers puissent travailler normalement », réagit Alexandre Benalla. Un réflexe citoyen qui s’apparente à un « geste de maintien de l’ordre » pour le contrôleur général, Laurent Simonin.

Une nouvelle fois, et toujours sans désemparer, Alexandre Benalla invoque l’article 73 du code de procédure pénale. « Je réagis à des violences exercées sur des fonctionnaires de police, alors que la plupart des gens filment avec leur téléphone portable », maugrée-t-il. Sans vidéo, il n’y aurait jamais eu l’histoire de l’observateur observé.

La troisième semaine du procès sera consacrée aux faits de violation du secret professionnel et fourniture de vidéosurveillance de la préfecture de police à Alexandre Benalla reprochés aux deux fonctionnaires de police, le contrôleur général Simonin et le commissaire Creusat. Ismaël Emelien, ancien conseiller d’Emmanuel Macron doit être entendu comme témoin.

 

Commentaires

Tiens tiens...la présidente a laissé la conduite des débats à son assesseur relate l'auteur pour la seconde semaine d'audience ; est-ce à dire que notre observation formulée lors du compte rendu de la première semaine, selon laquelle on pouvait mieux faire en termes d'impartialité objective pendant l'interrogatoire était bien judicieuse ?
D'autre part, la question centrale du dossier n'est-elle pas de savoir si oui ou non le citoyen lambda a le devoir en vertu de l'art. 73 CPP d'empêcher la commission d'un délit ? Il nous semble en effet bien démobilisant pour l'homme de la rue de constater qu'il vaudrait peut-être mieux qu'il s'abstienne de toute immixtion dans une rixe, au mépris d'un devoir moral d'assistance envers les victimes ostensibles...Le message qu'apporte la justice à cet égard est ambigu, voire franchement contre-productif pour le lien social et la charité envers autrui.

je reçois, à travers un article du Président COUJARD Magistrat honoraire,un renfort bienvenu relativement à mon observation susvisée ; il estime le 29 septembre que le juge correctionnel doit absolument s'abstenir de toute saillie envers les prévenus et il est heureux qu'ansi ce ne soit pas seulement un avocat qui le stigmatise.

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