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Attentat de Nice : une policière municipale jugée pour diffamation

Le procès de la policière municipale de Nice, qui affirme avoir subi des pressions pour modifier son rapport sur le déroulé de l’attentat du 14 juillet 2016, s’est ouvert mercredi devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. Elle est poursuivie pour diffamation par l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et l’administration de la police nationale.

par Pierre-Antoine Souchardle 8 juin 2017

L’audience, prévue sur une journée, se poursuivra le 16 juin en raison du grand nombre de témoins à entendre. L’ancien ministre n’était pas présent à l’audience.

Ce sont les propos tenus dans Le Journal du dimanche du 24 juillet 2016, qui ont quelque peu irrité Bernard Cazeneuve, d’apparence si placide. Responsable du Centre de supervision urbain (CSU) de Nice, Sandra Bertin y affirmait avoir été « harcelée » le 15 juillet par des émissaires de « la place Beauvau » pour modifier son rapport sur le déroulé de l’attentat survenu la veille. Ses interlocuteurs lui auraient demandé « de bien préciser que l’on voyait la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité », avait-elle déclaré avant d’ajouter « or la police nationale était peut-être là mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos ».

Cette nouvelle polémique, reprise par les édiles niçois, s’ajoutait à celle lancée dès le soir du drame par Christian Estrosi, l’homme fort du département, sur l’insuffisance des effectifs policiers ce 14 juillet.

Au volant d’un poids lourd de...

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