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Avec son troisième roman Adultère, Luc Frémiot s’attaque au crime passionnel

Les romans s’enchaînent pour l’ancien magistrat Luc Frémiot. Après La Vengeance d’une femme, et Au clair de la lune, publié en décembre, les éditions Michalon viennent de sortir un nouvel ouvrage de l’ex-avocat général des Hauts-de-France.

par Gabriel Thierryle 27 février 2020

Adultère revient en 143 pages sur le procès aux assises d’un homme jugé pour avoir tué l’amant de son épouse. Au fil des pages, on découvre un président iconoclaste, un défenseur désemparé et un avocat général qui s’interroge sur la solitude de la compagne de l’accusé. Des faits réels rassemblés sous la plume de Luc Frémiot dans une seule et même scène.

Le magistrat honoraire, connu pour son engagement contre les violences conjugales, s’interroge dans ce livre sur la notion de crime passionnel. Peut-on vraiment tuer par amour ? Pour l’ancien magistrat, la réponse est non. « Je suis ulcéré d’entendre parler de crime passionnel, indique-t-il à Dalloz actualité. La passion, ce flot qui peut vous submerger, cela peut être de la colère, de la jalousie, mais pas de l’amour. » Pour déconstruire cette notion, l’auteur a choisi de raconter dans ce roman l’histoire d’un chef d’entreprise aux relations conjugales distendues, Jacques Decobert, qui va finir par tuer son chef d’atelier, Gilbert, coupable de s’être bien trop rapproché de son épouse.

Mais, derrière ces deux hommes, la plume de Luc Frémiot s’attarde d’abord sur les femmes. La discrète sœur de Gilbert, et Catherine, l’épouse qui pleure et qui dépose dans la douleur devant les jurés, sans un regard de son mari. Et, enfin, sur la jeune avocate de la partie civile, la voix de Gilbert désormais enterré, qui « avait figé la cour d’assises », écrit-il. « Je me suis levé à mon tour et j’ai fait mon réquisitoire, explique alors le narrateur, avocat général comme Luc Frémiot. Il n’y avait rien à en dire après ce que j’avais entendu. » L’ancien magistrat réserve enfin au lecteur une dernière surprise, une raison de plus de lire ce court roman jusqu’au bout.

 

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