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Coronavirus : une ordonnance pour sauver les professionnels du tourisme

L’épidémie de coronavirus a entraîné des conséquences juridiques importantes dans un certain nombre de domaines, dont celui du tourisme. Afin de préserver les voyagistes d’une liquidation judiciaire, le gouvernement a adopté une ordonnance destinée à régler les conséquences de la résolution des contrats de voyages touristiques.

par Jean-Denis Pellierle 28 mars 2020

Contexte

Parmi les secteurs les plus durement touchés par l’épidémie de coronavirus qui frappe le monde, celui du tourisme occupe une place de premier ordre (v. J.-D. Pellier, L’impact de l’épidémie de coronavirus sur les contrats du tourisme, à paraître au Recueil). C’est la raison pour laquelle la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 (JO 24 mars) a habilité le gouvernement à légiférer par voie d’ordonnances, dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution. Plus précisément, celui-ci est autorisé à prendre, « dans un délai de trois mois à compter de la publication de la présente loi, toute mesure, pouvant entrer en vigueur, si nécessaire, à compter du 12 mars 2020, relevant du domaine de la loi et, le cas échéant, à les étendre et à les adapter aux collectivités mentionnées à l’article 72-3 de la Constitution », étant précisé que « les projets d’ordonnance pris sur le fondement du présent article sont dispensés de toute consultation obligatoire prévue par une disposition législative ou réglementaire » (art. 11, II) et qu’« un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de deux mois à compter de la publication de chaque ordonnance » (art. 11, III). Au titre de ces mesures, le gouvernement peut modifier, « dans le respect des droits réciproques, les obligations des personnes morales de droit privé exerçant une activité économique à l’égard de leurs clients et fournisseurs ainsi que des coopératives à l’égard de leurs associés-coopérateurs, notamment en termes de délais de paiement et pénalités et de nature des contreparties, en particulier en ce qui concerne les contrats de vente de voyages et de séjours mentionnés aux II et III de l’article L. 211-14 du code du tourisme prenant effet à compter du 1er mars 2020 et les prestations relevant des séjours de mineurs à caractère éducatif organisés dans le cadre de l’article L. 227-4 du code de l’action sociale et des familles » (art. 11, I, 1°, c).

Tel est l’objet de l’ordonnance n° 2020-315 du 25 mars 2020 relative aux conditions financières de résolution de certains contrats de voyages touristiques et de séjours en cas de circonstances exceptionnelles et inévitables ou de force majeure (JO 26 mars). La finalité de cette ordonnance est naturellement de protéger les professionnels du tourisme qui se trouvent contraints d’annuler des voyages, ou qui se voient imposer une telle annulation par leurs clients, en raison des mesures restrictives de déplacement mises en œuvre par de nombreux pays et qui sont donc exposés à des remboursements massifs ainsi qu’à une réduction considérable des commandes, comme l’indique le rapport au président de la République accompagnant l’ordonnance (le rapport précise qu’« actuellement, ce sont plus de 7 100 opérateurs de voyages et de séjour immatriculés en France qui, confrontés à un volume d’annulations d’ampleur jamais égalée et à des prises de commandes quasi nulles, sont en grande difficulté. Ce constat dépasse par ailleurs le marché français, puisque de nombreux États membres de l’Union européenne remontent ces mêmes préoccupations à la Commission européenne. À cet effet, au regard de l’ampleur du risque économique au niveau européen, la Commission européenne a publié, le 19 mars dernier, des lignes directrices ouvrant la possibilité que soit proposé au client un avoir »). Dans ces conditions, le risque de liquidations judiciaires en cascade est plus que jamais présent. La garantie financière prévue par l’article L. 211-18 du code du tourisme (v. égal. C. tourisme, art. R. 211-26 s.), déjà fortement éprouvée par la faillite du géant Thomas Cook ou encore celle de la compagnie XL Airways (v. à ce sujet X. Delpech, « Faillite » de compagnie aérienne : quels droits pour les passagers ?, JT 2019, n° 223, p. 3 ), se révélerait en effet certainement insuffisante (cette garantie, au demeurant, « ne bénéficie qu’aux consommateurs finaux, de sorte qu’un comité d’entreprise qui intervient en qualité d’organisateur ou de revendeur de voyages, et non en seule qualité de mandataire des salariés auprès d’une agence de voyages, ne peut en bénéficier », v. Civ. 1re, 22 janv. 2020, n° 18-21.155, Dalloz actualité, 6 févr. 2020, obs. J.-D. Pellier ; D. 2020. 212 ; AJ contrat 2020. 155, obs. C. Lachièze ; JT 2020, n° 228, p. 10, obs. X. Delpech ), raison pour laquelle la réactivité du gouvernement mérite d’être saluée. Il ne s’agit pas pour autant de négliger les droits des consommateurs, qui se voient offrir une alternative en nature ou en valeur, comme l’indique également le rapport au président de la République (il est indiqué que « la présente ordonnance modifie les obligations des professionnels pour leur permettre de proposer à leurs clients, pour une période strictement déterminée et limitée dans le temps, un remboursement sous la forme d’une proposition de prestation identique ou équivalente, ou par le biais d’un avoir valable sur une longue période, de dix-huit mois, dans le but d’équilibrer le soutien aux entreprises du secteur en cette période de crise avec le respect du droit des consommateurs »).

Il importe donc de cerner précisément le champ d’application de cette ordonnance avant d’examiner le régime exceptionnel qu’elle institue.

Le champ d’application de l’ordonnance

Un vaste champ d’application matériel

Contrairement à ce que suggère la lettre de la loi d’habilitation, le domaine de l’ordonnance ne se limite pas aux contrats de vente de voyages et de séjours mentionnés aux II et III de l’article L. 211-14 du code du tourisme, c’est-à-dire aux forfaits touristiques et, semble-t-il, aux services de voyages autres que la réservation et la vente de titres de transport sur ligne régulière et la location de meublés saisonniers, ces services étant régis par les mêmes dispositions que les forfaits en vertu des articles L. 211-7 et L. 211-17-3 du code du tourisme (sur la définition du forfait et la délimitation des services de voyage, v. C. tourisme, art. L. 211-2, I et II, rédac. ord. n° 2017-1717, 20 déc. 2017, portant transposition de la directive (UE) 2015/2302 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2015 relative aux voyages à forfait et aux prestations de voyage liées ; v. à ce sujet X. Delpech, Forfait touristique et prestation de voyage liée : régime juridique, JT 2018, n° 212, p. 27  ; C. Lachièze, Les agents de voyages et autres intermédiaires du tourisme à l’ère numérique. À propos de l’ordonnance n° 2017-1717 du 20 décembre 2017, JCP 2018. 100 ; J.-D. Pellier, Le nouveau droit contractuel du tourisme, RDC 2018/3, p. 414, spéc. nos 3 et 4 ; R. Raffi, Quel champ d’application pour la directive Travel ? JT 2016, n° 185, p. 44 ), ainsi qu’aux prestations relevant des séjours de mineurs à caractère éducatif organisés dans le cadre de l’article L. 227-4 du code de l’action sociale et des familles (comme le rappelle le rapport au président de la République, ces contrats sont vendus par des associations, notamment celles organisant sur le territoire national des accueils collectifs de mineurs à caractère éducatif). L’article 1er, I, de l’ordonnance englobe également les contrats portant sur les services, mentionnés au 2°, au 3° et au 4° du I de l’article L. 211-2 du code du tourisme, vendus par des personnes physiques ou morales produisant elles-mêmes ces services (ce sont des prestataires et non de simples intermédiaires du tourisme. Sur cette notion, v. C. Lachièze, Droit du tourisme, 2e éd., LexisNexis, 2020, nos 402 s.). Il s’agit donc de l’hébergement qui ne fait pas partie intégrante du transport de passagers (ce qui exclut probablement les croisières, v. en ce sens J.-M. Jude, Impossible demande en mariage sur un navire de croisière, DMF nº 816, 1er sept. 2019, p. 711) et qui n’a pas un objectif résidentiel (on songe en particulier au secteur de l’hôtellerie), de la location de voitures particulières, ainsi que tout autre service touristique, cette dernière catégorie étant ouverte, qui peut englober, par exemple, des excursions ou encore des visites touristiques (v. en à ce sujet C. Lachièze, art. préc. ; J.-D. Pellier, art. préc., n° 3). Sont en revanche exclus les services visés par le 1° de l’article L. 211-2  I préc., c’est-à-dire le transport de passagers, ce qui s’explique par le fait que celui-ci soit réglementé par le droit international et la législation de l’Union européenne sur les droits des passagers (v. par ex. règl. n° 261/2004 du Parlement européen et du Conseil, du 11 févr. 2004 établissant des règles communes en matière d’indemnisation et d’assistance des passagers en cas de refus d’embarquement et d’annulation ou de retard important d’un vol. V. à ce sujet C. Collin, Coronavirus : la Commission européenne protège les droits des passagers de l’Union européenne, Dalloz actualité, 27 mars 2020), comme le souligne le rapport au président de la République. Sont également exclues les prestations de voyage liées (définies par l’art. L. 211-2, III, C. tourisme ; v. à ce sujet C. Lachièze, art. préc. ; J.-D. Pellier, art. préc., n° 5), excepté, peut-être, si le professionnel n’a pas correctement informé le voyageur quant à ses droits en la matière (l’art. L. 211-3, II, C. tourisme, prévoyant alors que « les droits et obligations prévus aux articles L. 211-11, L. 211-14 et L. 211-16 à L. 211-17-1 s’appliquent en ce qui concerne les services de voyage compris dans la prestation de voyage liée »). Enfin, sont aussi évincés les services de voyage et forfaits touristiques vendus dans le cadre d’une convention générale conclue pour le voyage d’affaires (le code du tourisme les exclut en effet en ses articles L. 211-7, II, et L. 211-17-3, 2°). Malgré ces exclusions, le domaine matériel de l’ordonnance demeure très vaste. Mais c’est également le champ d’application temporel de l’ordonnance qui est considérable.

Un vaste champ d’application temporel

Il est prévu que le dispositif posé par le texte est applicable à la résolution des contrats précités « lorsqu’elle est notifiée entre le 1er mars 2020 et une date antérieure au 15 septembre 2020 inclus » (on observera cependant que la résolution envisagée par l’art. L. 211-13, C. tourisme, en tant qu’alternative à la modification d’un élément essentiel du contrat proposée par le professionnel à la suite d’un événement extérieur qui s’impose à lui est laissée sous le boisseau, v. à ce sujet J.-D. Pellier, La modification unilatérale du contrat en droit du tourisme, AJ contrat, à paraître, n° 8). Cette période étonne à un double titre : d’abord, parce que son point de départ, le 1er mars 2020, jure avec l’article 11, I, de la loi d’habilitation, qui permet au gouvernement de prendre toute mesure, pouvant entrer en vigueur, si nécessaire, à compter du 12 mars 2020, même s’il est vrai que le c) de ce texte vise les contrats prenant effet à compter du 1er mars (mais la loi de ratification pourrait aisément corriger ce point). Ensuite, parce que son expiration, le 15 septembre 2020, préjuge de la durée de la crise et des mesures restrictives de déplacements adoptées par la plupart des pays. Mais si cette crise s’achève avant l’été (ce que l’on peut espérer), est-ce à dire que les voyageurs pourront néanmoins résoudre leurs contrats jusqu’au 15 septembre et relever du dispositif prévu par l’ordonnance ? En d’autres termes, cette dernière pose-t-elle en creux une présomption en vertu de laquelle les circonstances exceptionnelles et inévitables pourront être invoquées par les voyageurs jusqu’au 15 septembre ? On peut en douter mais, là encore, la loi de ratification pourrait le préciser.

Quoi qu’il en soit, cela signifie que toute résolution de l’un des contrats entrant dans le champ d’application matériel de l’ordonnance intervenue durant cette période est soumise au régime institué par l’ordonnance, qui est original non seulement au regard du droit du tourisme mais également du droit commun des contrats.

Le régime institué par l’ordonnance

Rappel du droit commun

Afin de comprendre les innovations proposées par l’ordonnance, il convient de rappeler le droit commun applicable en cas de résolution des contrats visés par le texte. S’agissant des forfaits touristiques et des services de voyage, l’article L. 211-14 du code du tourisme prévoit, en son II, que « le voyageur a le droit de résoudre le contrat avant le début du voyage ou du séjour sans payer de frais de résolution si des circonstances exceptionnelles et inévitables, survenant au lieu de destination ou à proximité immédiate de celui-ci, ont des conséquences importantes sur l’exécution du contrat ou sur le transport des passagers vers le lieu de destination. Dans ce cas, le voyageur a droit au remboursement intégral des paiements effectués mais pas à un dédommagement supplémentaire ». Le III du même texte prévoit une faculté analogue au profit du professionnel : « L’organisateur ou le détaillant peut résoudre le contrat et rembourser intégralement le voyageur des paiements effectués », étant précisé qu’il n’est pas tenu à une indemnisation supplémentaire, s’il « est empêché d’exécuter le contrat en raison de circonstances exceptionnelles et inévitables et notifie la résolution du contrat au voyageur dans les meilleurs délais avant le début du voyage ou du séjour ». L’article R. 211-10, alinéa 1er, du même code précise, en sa seconde phrase, que « ces remboursements au profit du voyageur sont effectués dans les meilleurs délais et en tout état de cause dans les quatorze jours au plus tard après la résolution du contrat ». En somme, en présence de circonstances exceptionnelles et inévitables (définies par le code du tourisme en son article L. 211-2, V, 2°, comme « une situation échappant au contrôle de la partie qui invoque cette situation et dont les conséquences n’auraient pu être évitées même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises »), qui ne sont autres qu’un avatar de la force majeure (v. en ce sens C. Lachièze, Droit du tourisme, op. cit., nos 291, 319 et 366 ; J.-D. Pellier, art. préc., spéc. n° 10), le contrat peut être résolu tant par le professionnel que par le voyageur, ce dernier ayant le droit d’obtenir le remboursement des sommes déjà versées en argent.

Il en va de même mutatis mutandis pour les contrats non régis par le code du tourisme, mais c’est alors le droit commun des contrats qui s’applique, c’est-à-dire des articles 1218 et 1229 du code civil. Le premier de ces textes dispose qu’« il y a force majeure en matière contractuelle lorsqu’un événement échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées, empêche l’exécution de son obligation par le débiteur. Si l’empêchement est temporaire, l’exécution de l’obligation est suspendue, à moins que le retard qui en résulterait ne justifie la résolution du contrat. Si l’empêchement est définitif, le contrat est résolu de plein droit et les parties sont libérées de leurs obligations dans les conditions prévues aux articles 1351 et 1351-1 » (v. à ce sujet J. Heinich, L’incidence de l’épidémie de coronavirus sur les contrats d’affaires : de la force majeure à l’imprévision, D. 2020. 611 ). Le second prévoit, en ses alinéas 3 et 4, que « lorsque les prestations échangées ne pouvaient trouver leur utilité que par l’exécution complète du contrat résolu, les parties doivent restituer l’intégralité de ce qu’elles se sont procuré l’une à l’autre. Lorsque les prestations échangées ont trouvé leur utilité au fur et à mesure de l’exécution réciproque du contrat, il n’y a pas lieu à restitution pour la période antérieure à la dernière prestation n’ayant pas reçu sa contrepartie ; dans ce cas, la résolution est qualifiée de résiliation. Les restitutions ont lieu dans les conditions prévues aux articles 1352 à 1352-9 ». Quoi qu’il en soit, là encore, le voyageur a le droit d’obtenir le remboursement des frais engagés sans conditions. Mais l’ordonnance du 25 mars 2020 déroge à ces règles.

Régime dérogatoire institué par l’ordonnance

Le régime dérogatoire posé par le gouvernement est plus complexe que la mesure qui avait pu être annoncée il y a quelques jours, consistant à proposer aux voyageurs des avoirs en lieu et place de l’argent auquel ils pourraient prétendre consécutivement à la résolution du contrat (v. M. Visseyrias, Coronavirus : des avoirs pour éviter des faillites dans le tourisme, Le Figaro, 17 mars 2020). Il est certes prévu, par le II de l’article 1er de l’ordonnance, que le professionnel peut proposer (il s’agit donc non d’une obligation, mais d’une faculté qui évoque le mécanisme de l’obligation facultative au sens de l’article 1308 du code civil), à la place du remboursement de l’intégralité des paiements effectués, un avoir, ce qui est évidemment dérogatoire au droit contractuel du tourisme ainsi qu’au droit commun des contrats (le texte dispose d’ailleurs qu’il y a là une dérogation aux dispositions de la dernière phrase du II de l’article L. 211-14 du code du tourisme et de la première phrase du III du même article ainsi qu’aux dispositions du troisième alinéa de l’article 1229 du code civil). Mais cet avoir devra être utilisé « dans les conditions prévues par les dispositions des III à VI du présent article ».

Tout d’abord, le III prévoit que le montant de l’avoir est égal à celui de l’intégralité des paiements effectués au titre du contrat résolu, ce qui est parfaitement logique. Le client se verra donc rétrocéder, sous forme d’avoir, l’ensemble des paiements qu’il a pu réaliser, qu’il s’agisse d’arrhes, d’acomptes ou de la totalité du prix. Plus précisément, si des arrhes ou acomptes (sur la différence, v. J.-D. Pellier, Droit de la consommation, 2e éd., Dalloz, coll. « Cours », 2019, n° 121) ont été versés, il est bien évident que le client n’aura pas à payer le solde du voyage une fois le contrat résolu. Le montant de l’avoir correspondra donc à celui des arrhes ou acomptes. Si, en revanche, le client avait déjà versé l’intégralité du prix du voyage, l’avoir correspondra à cette somme.

Il est ensuite prévu que, lorsque cet avoir est proposé, le client ne peut solliciter le remboursement de ces paiements (sous réserve des dispositions du VII, v. infra). Le professionnel proposant un tel avoir doit en informer le client sur un support durable (pour la définition du support durable, v. C. tourisme, art. L. 211-2, V, 2°) au plus tard trente jours après la résolution du contrat, ou, si le contrat a été résolu avant la date d’entrée en vigueur de la présente ordonnance, au plus tard trente jours après cette date d’entrée en vigueur (qui n’est pas expressément précisée, même si l’on peut supposer qu’il s’agit du 27 mars 2020, c’est-à-dire le lendemain de la publication de l’ordonnance). Cette information doit naturellement préciser le montant de l’avoir, ainsi que ses conditions de délai et de durée de validité prévues par la suite du texte. On observera cependant qu’aucune sanction n’est prévue en cas de manquement à cette obligation d’information, ce que l’on peut regretter. Le client retrouvera-t-il la faculté de demander immédiatement le remboursement en argent ? La question mérite d’être posée…

La fin de ce même III apporte une précision très importante concernant les contrats relevant du code du tourisme en prévoyant que « les dispositions de l’article L. 211-18 du code de tourisme sont applicables à l’avoir proposé à la suite de la résolution d’un contrat mentionné au 1° du I du présent article ainsi que, sous réserve qu’il s’agisse également d’un contrat mentionné à ce 1°, au contrat relatif à la prestation pour laquelle cet avoir est utilisé ». Cela signifie que la garantie financière pesant sur les professionnels du tourisme couvrira cet avoir et le contrat qui sera éventuellement conclu par la suite (v. infra), ce qui est heureux, et démontre, une fois de plus, la supériorité du code du tourisme en termes de protection du voyageur.

Si l’on s’arrêtait à ce stade, on pourrait croire que le voyageur est libre d’utiliser l’avoir comme bon lui semble. Mais le gouvernement a fait le choix de faire peser sur les professionnels une obligation, prévue par le IV du même texte, consistant à proposer à leur client une nouvelle prestation qui fait l’objet d’un contrat devant répondre à certaines exigences : la prestation doit être identique ou équivalente à celle prévue par le contrat résolu ; son prix ne doit pas être supérieur à celui de cette prestation, le voyageur n’étant tenu, le cas échéant, qu’au paiement correspondant au solde du prix de ce contrat ; enfin, ladite prestation ne donne lieu à aucune majoration tarifaire autre que celles que, le cas échéant, le contrat résolu prévoyait. En d’autres termes, les professionnels doivent proposer à leurs clients un voyage de substitution de qualité équivalente à celui qui a dû être annulé (c’est d’ailleurs ce que prévoyait mutatis mutandis l’ancien article R. 211-10 du code du tourisme, qui après avoir posé le droit au remboursement du voyageur en cas d’annulation du voyage par le professionnel, ajoutait que « les dispositions du présent article ne font en aucun cas obstacle à la conclusion d’un accord amiable ayant pour objet l’acceptation, par l’acheteur, d’un voyage ou séjour de substitution proposé par le vendeur ». Pour un exemple récent, v. Civ. 1re, 14 nov. 2019, nos 18-21.203 et 18-21.204, D. 2020. 257 , note J.-D. Pellier ; JT 2020, n° 227, p. 11, obs. X. Delpech ; CCC 2010. Comm. 14, obs. S. Bernheim-Desvaux ; JCP 20 janv. 2020. 54, note I. Bon-Garcin. Une partie de la doctrine y voit une transaction, v. en ce sens I. Bon-Garcin, note préc. ; Rép. com., Agence de voyages, par Y. Dagorne-Labbe, n° 49 ; C. Lachièze, Droit du tourisme, 1re éd., LexisNexis, 2014, n° 347. Mais il est possible de l’analyser en une dation en paiement, v. en ce sens J.-D. Pellier, note préc.).

Le V de l’article 1er de l’ordonnance ajoute que cette proposition doit être formulée au plus tard dans un délai de trois mois à compter de la notification de la résolution et qu’elle est valable pendant une durée de dix-huit mois. Il convient toutefois d’observer que cette règle sera parfois difficile à appliquer en ce qui concerne les contrats autres que les forfaits touristiques, dans la mesure où la résolution de ces contrats ne nécessite aucune notification, l’article 1218, alinéa 2, du code civil prévoyant une résolution de plein droit en cas de force majeure (il est vrai, cependant, qu’une notification est difficilement contournable en pratique, rappr. O. Deshayes, T. Genicon et Y.-M. Laithier, Réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations. Commentaire article par article, 2e éd., LexisNexis, 2018, p. 539). En outre, le délai de trois mois est peut-être insuffisant au regard de l’ampleur de la crise sanitaire qui nous frappe.

Le VI du texte précise, quant à lui, que, lorsque les professionnels proposent au client qui le leur demande une prestation dont le prix est différent de celui de la prestation prévue par le contrat résolu (cela implique, si le prix est supérieur à celui originellement prévu, une initiative du client puisque le IV impose au professionnel de proposer une prestation dont le prix n’est pas supérieur à celui de la prestation initiale), le prix à acquitter au titre de cette nouvelle prestation tient compte de l’avoir (le rapport au président de la République indique que cela se traduit, en cas de prestation de qualité et de prix supérieurs, par le paiement d’une somme complémentaire et, en cas de prestation d’un montant inférieur au montant de l’avoir, par la conservation du solde de cet avoir, restant utilisable selon les modalités prévues par l’ordonnance, jusqu’au terme de la période de validité de l’avoir, celui-ci étant donc sécable). Mais c’est bien la moindre des choses…

Enfin, le VII vient clore le régime exceptionnel prévu par le gouvernement en envisageant, de façon tout à fait opportune, l’hypothèse dans laquelle le client n’a pas accepté la proposition du professionnel dans le délai de dix-huit mois (ce qui risque fort de ne pas être une hypothèse d’école compte tenu du contexte sanitaire). Il doit alors être procédé au remboursement de l’intégralité des paiements effectués au titre du contrat résolu, en ce compris, le cas échéant, le remboursement d’un montant égal au solde de l’avoir qui n’a pas été utilisé par le client.

Finalement, sous le poids des circonstances, l’ordonnance renoue avec une logique consumériste dont le droit du tourisme s’était quelque peu écarté (v. à ce sujet C. Lachièze, Droit du tourisme, op. cit., nos 32 s.). En effet, à l’instar de ce que prévoit le code de la consommation en matière de vente (C. consom., art. L. 217-9 et L. 217-10 ; v. à ce sujet J.-D. Pellier, Droit de la consommation, 2e éd., op. cit., n° 253), une priorité est donnée aux remèdes en nature (le voyage de substitution) et le remède en valeur (le remboursement en argent) n’est envisagé que dans un second temps. Par où l’on voit que le droit n’est qu’un éternel recommencement.

 

Commentaires

Bonjour Dalloz,
Merci pour ce décryptage et ces précisions, mais deux points sont à éclaircir:
1) Si le client n'a pas régler le solde de la prestation prévu, comment lui proposer un avoir de ce montant pour une prestation identique ? Cela signifie que le client dispose d'un avoir du montant de son acompte ? Pour autant, le voyagiste ou le distributeur a pu engager les dépenses correspondantes en totalité.
Nombreux sont les clients qui bloquent le règlement de leur solde et donc créent les difficultés de trésorerie que l'ordonnance cherche à limiter.
2) Faire une proposition identique à un prix non supérieur de celle résolue et d'une validité de 18 mois est tout simplement impossible. En effet, le coût d'une prestation est définie par de nombreux paramètres variables dont le yield management de l'aérien. Il est donc quasiment impossible de faire cette proposition. Que se passe t-il si le voyagiste ou le distributeur ne peut pas ou échoue à faire cette proposition ? Peut-on directement proposé l'avoir ?

En vous remerciant par avance pour vos réponses

V

Bonjour,

Je pose une question pour un usager qui s'est adressé à nous récemment :

"1° La prestation est identique ou équivalente à la prestation prévue par le contrat résolu mentionné à ce I ;"
Cette disposition signifie-t-elle que la nouvelle prestation proposée par le professionnel doit correspondre à un séjour ou un voyage effectué à la même période de l'année ?

En l'espèce, nous cherchons à savoir si à un séjour initial prévu au mois de Mai il est possible de le remplacer par le même séjour au mois de juillet, alors que les prix normalement pratiqués ne sont pas les mêmes pour ces deux périodes.

Cette disposition impose-t-elle alors seulement au professionnel la proposition d'une prestation "identique ou similaire" au même mois de l'année N+1 ?

En vous remerciant.

Bonjour, je ne saisi pas si le dispositif bénéficie également aux clients personnes morales commerciales? Une personne morale ayant une activité commerciale (non-professionel du tourisme) et qui annulerait un voyage organisé pour ses propres collaborateurs (et non à des fins commerciales, ce n'est pas un voyage d'affaire, c'est un voyage annuel pour son équipe de managers), voyage initialement prévu pendant la période comprise entre le 1er mar et le 15 septembre, pourrait-elle bénéficier du dispositif d'avoir valable sur 18 mois, de la part du voyagiste ? Ou bien, est-elle de facto exclu, en tant que professionnel exerçant une activité commerciale, du champ d'application du dispositif ?

En résumé, peut-elle etre considérée comme "non-professionnel" et si oui, est-ce que le dispositif ne bénéficie qu'aux consommateurs stricto sensus, ou bien également aux non-professionnels?

Je vous remercie par avance!

Cette ordonnance est-elle applicable au cas suivant :
Achat d'un voyage organisé pour la thailande le 07/03/2020 et retour 23 Mars. Totalement payé
Le mercredi 4 mars la thailande considère la France comme pays à risque et impose un contrôle de la température des voyageurs à l'arrivé avec possibilité de confinement. Nous avons eu peur de se trouver confiné alors que nous partons pour un voyage d'agrément. De plus nous n'avons pas pu avoir une réponse claire de l'agence si à l'arrivé et si cette situation devenait réelle, a-t-on la possibilité de retour à la place du confinement éventuel. Nous avons alors décidé d'annuler notre voyage tenant compte des risques éventuels.
Nous avons transmis une lettre recommandée d'annulation à l'agence ou de demande de report . A la laquelle l'agence n'a pas répondu.
L'agence a refusé, par émail, le report et nous a appliqué les conditions générales d'annulation , en nous transmettant un émail. Soit un remboursement de 25%. sur 3000 euros.
Merci de réponse.

Bonjour,

Les comités départementaux de cyclotourisme affiliés à la FFVELO et qui organisent des séjours cyclotouristiques en France et à l'étranger sont-ils concernés par l'ordonnance 2020-315?
Merci d'avance pour votre réponse

Bonjour,

Nous avons réservé un logement via booking en France avec possibilité d'annulation gratuite sans frais et ce mi-février. Nous avons finalement décidé d'annuler cette location le 18 mars en nous prévalant de notre annulation gratuite. L'établissement français avant cependant déjà prélevé la somme totale de la location mi-février. L'établissement ne nous a dès lors pas indiqué qu'il ne pouvait pas presté leurs services. C'est nous qui avons annulé avec le principe d'annulation gratuite. Désormais cet établissement se prévaut de l'ordonnance et refuse de nous rembourser. Sauf erreur, pourtant, à la lecture de votre article, il me semble que cette ordonnance ne nous est pas applicable vu les circonstances de l'annulation soit annulation de notre part sous bénéfice de la gratuité. Pourriez-vous m'éclairer ? Je vous remercie d'avance.

Bonjour. Les cautions versées en début de location saisonniere sont elles remboursables.

Bonjour,
Cette Ordonnance n° 2020-315 du 25 mars 2020 s'applique-t-elle uniquement aux contrats déjà signés au 25 mars 2020, ou bien s'applique-t-elle aussi aux futurs contrats, non encore signés à ce jour, dont la résolution interviendrait jusqu'au 15 septembre 2020 ?
Autrement dit, si je signe une réservation le 1er juin 2020 pour un séjour prévu en octobre 2020, et si je l'annuler le 1er septembre en invoquant le covid-19 en tant que circonstances exceptionnelles et inévitables, le prestataire sera-t-il en droit de me proposer un avoir au lieu du remboursement intégral ?
Question subsidiaire : si je signe une réservation le 1er juin 2020 pour un séjour prévu en octobre 2020, et si je souhaite l'annuler le 1er septembre, pourrai-je vraiment invoquer le covid-19 en tant que circonstances exceptionnelles et inévitables ?
Merci de vos réponses
Cordialement

Si le contrat de location est couvert par une assurance annulation Groupama par exemple ,celle ci prime t elle sur l'ordonnance n° 2020-315 du 25 mars 2020 pour un remboursement de séjour?
Merci

Bonjour,

Nous sommes impatients d'avoir des réponses à nos questions.

J'espère que les salariés de Dalloz font du télétravail et donc vont pouvoir répondre, bientôt.

Ce serait dommage d'ouvrir la possibilité de réagir à vos articles uniquement pour faire bien et parce que c'est à la mode...

Merci d'avance.

Bonjour,

Nous avons réservé début d'année un logement via booking en France sans possibilité d'annulation. Le séjour était prévu du 06 au 12 avril.
Nous n'avons pas annulé. L'établissement français avant cependant déjà prélevé la somme totale de la location mi-février. Au mois de Mars, nous nous sommes renseigné quant à la situation. L'établissement ne nous a dès lors pas indiqué qu'il ne pouvait pas presté leurs services et qu'il ne rembourserait rien.
Souffrant d'une pneumopathie, je dispose d'un certificat médical (émanant de mon pneumologue) m'interdisant tout voyage du 13.03.2020 au 30.04.2020. Désormais cet établissement se prévaut de l'ordonnance et refuse de nous rembourser. Sauf erreur, pourtant, à la lecture de votre article, il me semble que cette ordonnance ne nous est pas applicable vu les circonstances de l'annulation soit annulation de notre part sous bénéfice de la gratuité. Pourriez-vous m'éclairer ? Je vous remercie d'avance.

Bonjour,

notre voyagiste nous a proposé une transaction de remboursement du voyage que nous avons acceptée, une semaine avant que l'ordonnance du gouvernement ne soit prise; la transaction était suivante:

- Remboursement de 70% du voyage
- Avoir pour les 30 % restant, excepté le montant de l'assurance souscrite.
Nous avons donc accepté par mail du 17 mars cette proposition.

Par la suite, nous avons reçu un nouveau mail du voyagiste, intitulé "erratum", et nous renvoyant à l'assurance souscrite pour vérifier une éventuelle éligibilité, alors même que le risque d'épidémie ou de décision locale de l'Etat de destination entravant notre voyage, étaient explicitement des exclusions du périmètre de l'assurance.

Peut-on considérer que la décision du voyage de revenir sur une transaction acceptée en l'annulant est illégale?

(Pour mémoire,l’ordonnance a été prise le 26 mars,soit 1 semaine après mon acceptation de la proposition de remboursement.)

J'ai donc contesté la nouvelle décision de remplacement par un avoir, au motif que javais déjà accepté la transaction précédente; le voyagiste vient me répondre que je suis obligée d'accepter l'avoir.

Je vous remercie de votre réponse et vous souhaite la meilleure semaine possible compte tenu des circonstances.

Bonjour
En février, nous avons réservé une location de voiture en France avec l'option d'annulation gratuite sans frais. Enfin, nous avons décidé d'annuler cette location le 2 avril, en utilisant notre annulation gratuite. Le vendeur a déjà facturé le montant total de la location. Pour rappel, nous avons annulé selon le principe de l'annulation gratuite. Maintenant, le vendeur utilise la réglementation COVID-19 et nous refuse un remboursement. Cependant, si je ne me trompe pas, il me semble que cela ne devrait pas s'appliquer à nous, étant donné le droit d'annuler de notre part au profit de la gratuité. Puis-je avoir votre avis, s'il vous plaît? Merci d'avance
Urszula

Bonjour,
Nous avons réservé et payé sur Hotels.com un séjour hôtelier dans une station de ski en Espagne du 13 au 18 mars 2020. La réservation était stipulée non remboursable. La station de ski a fermé le 13 mars pour cause de Covid-19. Nous avons donc dû annuler notre réservation et demander son remboursement pour motif de force majeure. C’est la société Booked.net qui traite notre réclamation. Elle ne nous a pas encore apporté de réponse mais elle nous a, d’ores et déjà, fait savoir que l’ordonnance n° 315-2020 du 25 mars 2020 ne lui était pas applicable, son siège n’étant pas en France.
Quel est le champ d’application territorial de l’ordonnance ? S’applique-t-elle de plein droit aux clients de nationalité française ?
Si l’ordonnance ne s’applique pas, quels textes pouvons-nous invoquer pour réclamer un remboursement ?

Merci d’avance pour votre réponse.

Claire

le I de l'article 1 de l'ordonnance 2020-315 du 26 mars 2020 stipule

"Le présent article est applicable à la résolution, lorsqu'elle est notifiée entre le 1er mars 2020 et une date antérieure au 15 septembre 2020 inclus"

et donne lieu à interprétation restrictive.

Votre commentaire laisse entendre que la résolution n'est possible que pour les contrats dont la date d'exécution est comprise en le 1er mars et le 15 septembre 2020.

Or, une lecture différente peut être faite ; l'ordonnance 2020-315 ne vise ni les dates de conclusion des contrats, ni les dates de départs des séjours, mais la date de résolution des contrats déjà conclus.

Ce qui laisse entendre, que la résolution peut concerner un contrat souscrit antérieurement au 1er mars dont la date de départ du séjour est postérieure au 15 septembre dès lors que la notification de sa résolution intervienne entre le 1er mars et le 15 septembre.

Qu'en pensez-vous ?

Bonjour,
Une remarque :
Bien que n'entamant pas les libertés individuelles, d'un strict point de vue juridique, la date de début d'application de l'ordonnance n'est-elle pas illégale car contraire au principe général du droit (au dessus de la Constitution) de non-rétroactivité des lois et décrets ?
Une question :
Dans la formulation suivante :
"la résolution des contrats précités « lorsqu’elle est notifiée entre le 1er mars 2020 et une date antérieure au 15 septembre 2020 inclus",
que signifie "notifiée" ? Précisément, ayant réservé un voyage à forfait en versant un acompte en début de cette année pour une résolution (ce terme aussi est ambigu) en juillet 2020, le voyagiste me l'a confirmé avant le 1er mars. Je comprends cette confirmation comme le fait que le voyagiste me l'a "notifié" avant le 1er mars. En conséquences, primo l'ordonnance ne s'applique pas à ma situation, secundo, je peux me prévaloir des dispositions de l'article 211-14 du code tourisme dans sa rédaction d'avant l'ordonnance.

Je suis comme Jérôme du 13 avril. Je constate qu'aucune des questions posées n'a obtenu de réponse.

Bonjour
J ai versé des arrhes pour un voyage en espagne par voyage rive gauche qui vu la destination va surement etre annule suis je obligé de verser le solde a 45 jours ???
Je ne demande pas ds remboursement l avoir des arrhes me convient
En attendant votre réponse Cordialement

Bonjour, je n'arrive pas à trouver la réponse à cette question : les CE/CSE doivent-ils appliquer cette ordonnance ?
A titre d'exemple, mon CE, d'une collectivité territoriale, ne l'applique pour l'instant pas pour un séjour en Italie en Août et ne propose que l'annulation classique avec perte de 50% du prix.
Merci.
Cordialement.

Bonjour j'ai a peu près le même question que michel du 17 avril : l'ordonnance vise la résolution des contrats précités « lorsqu’elle est notifiée entre le 1er mars 2020 et une date antérieure au 15 septembre 2020 inclus" . Que signifie "notifiée" ? Précisément, ayant réservé un voyage à forfait en versant un acompte au mois de février pour une résolution (ce terme aussi est ambigu) en Avril 2020, le voyagiste me l'a confirmé le 15 février soir avant le 1er mars. Je comprends également cette confirmation comme le fait que le voyagiste me l'a "notifié" avant le 1er mars. En conséquences, puis je conclure que primo l'ordonnance ne s'applique pas à ma situation, secundo, je peux me prévaloir des dispositions de l'article 211-14 du code tourisme dans sa rédaction d'avant l'ordonnance.Sachant que j'ai adressé un courrier recommandé m'en prévalant avant la sortie de l'ordonnance et que le voyagiste n'a pas daigné aller le retirer. Merci de votre analyse et cordialement

Bonjour
ayant réservé sur booking.com le 15/04 avec la mention annulation gratuite jusqu'au 30/05 , prélevé du montant le 16/04 , annulé le 19/04...booking.com m'envoie le 19/04 un mail me disant "le remboursement aura lieu sous le 14 jours , car votre annulation a été réalisée avant la date butoir."
Aujourd'hui on me dit (le 8/05) , qu'un avoir sera produit par l'établissement ( et non booking.com) pour faire-valoir de valeur car l'établissement refuse de rembourser la somme prélevée (cf ordonnance)
question : Quelle information est contractuellement supérieure ? le contrat passé sur booking.com ou l'application de l’ordonnance ?
merci de votre analyse , je suis un peu perdu.

BONJOUR

Pour les contrats résolus entre le 1er mars 2020 et 15 septembre 2020
: OK , mais pour les contrats signés avant le 1er mars 2020 ???
C'est très confus car : le mot RÉSOLU veut dire TRAITÉ ou RÈGLÉ !!
Pour un contrat signé avant le 1er Mars 2020 l'agence de voyages
doit-elle nous rembourser en argent l'acompte versé , à nôtre demande au lieu d'un avoir qu'elle nous propose ?

Merci de vôtre réponse

Bonjour,

Est-on obligé de justifier (donner les raisons) de notre refus du nouveau contrat proposé par le voyagiste ?
L'Agence a-t-elle le droit de retenir une partie de l'Avoir au motif qu'elle a déjà engagé des frais de dossier et d'assurance ?

Merci d'avance

Cordialement

Bonjour,

J'ai effectué un voyage dans le cadre d'un contrat à forfait touristique du 09 au 23 03 2020. Du 09 au 16 03 2020, les prestations correspondant au contrat ont bien été respectées, nous avions choisi une prestation dans un palace adult only. A partir du 17 03 2020, nous avons été déménagé dans un autre hôtel du groupe et relogé dans la partie non adult only de l'hôtel. De plus, lors de notre retour nous avions pris une prestation en classe affaire (ce qui ne nous arrive jamais mais c'était pour fêter nos 45 ans de mariage). Nous avons été rapatrié par le tour opérateur mais en classe économique et celui ci refuse catégoriquement de nous rembourser ou de nous faire un avoir sur la différence du prix du billet. J'ai vu un article fait par l'avocat de 60 millions de consommateur relatant le fait que toutes les prestations non effectuées par le tour opérateur si celles-ci se passent alors que les voyageurs sont retenus en confinement dans un pays étranger doivent être remboursées. Quels sont mes recours ??? Merci pour votre réponse

En janvier 2020 j'ai acheté un billet d'avion pôur un A/R FRANCE ADELAIDE (Australie), pour un prix total de 919,79 euros via TRAVELGENIO.
Fin mars j'ai reçu le mail suivant /
Malgré de nombreux appels et courriers, sans réponses,à ce jour 16 juin 2020, je n'ai pas été remboursé. Que dois-je faire. Merci

mail du 31 mars 2020
Cher JEAN LUC Lambert,

Nous vous contactons afin de vous informer qu’en raison de la crise mondiale de l'expansion du Coronavirus, la compagnie aérienne a annulé votre vol.

Nous gérons actuellement les demandes de remboursement de tous les billets impactés, ainsi dès que la compagnie aérienne autorise les remboursements, le montant correspondant sera directement remboursé sur la forme de paiement utilisée lors de la réservation. Nous vous informerons de manière ponctuelle de l'évolution du processus de remboursement.

Nous sommes désolés pour les inconvénients causés, involontaires à notre part.

Cordialement,
Travelgenio.com

Merci Jean Luc pour votre commentaire. Nous vous demandons de bien vouloir envoyer un e-mail à customer.service@travelgenio.com, à partir de l’adresse e-mail avec laquelle vous avez fait la réservation, en indiquant dans l’objet le numéro de réservation (le code à 8 chiffres qui figure dans l’e-mail de confirmation que vous avez reçu). Nous vous enverrons ensuite toutes les instructions pour prendre contact avec l’un de nos agents spécialisés.

Bonjour,
Nous sommes partis le 14 mars avec voyage privé pour un séjour, Dubai (3nuits ) et Maurice 9 nuits avec vol .
Le 18 mars nous avons été contraint d'annuler la suite du séjour et sommes resté coincé a Dubai sans nouvelle du voyagiste. Nous avons acheté un billet d'avion pour rentrer sur conseil de l'ambassade. Cout du billet 964 euros
A ce jour Voyage privé nous propose un voucher de 9 jours à Maurice sans vols , alors que les vols Dubai/maurice du 18 mars ont été annulé et les vols retour Maurice / Paris aussi.
De plus aucun remboursement pour les nuitée supplémentaire à Dubai, 409 euros et le billet retour de 964 E.
Que pensez vous de notre situation, dois je poursuivre mes réclamations?

nous sommes plusieurs a partir
le 1 er octobre 2020pour un voyage Equateur a ce jour l'agence nous donne 3 solutions
1 annulation et on a une perte des 30% déjà verser
2 on attend de voir si on nous part ou pas si oui je ne sais dans quel condition puisque ce pays et encore sous l'épidémie du covid
3 on a la possibilité de reporter le voyage pour l 'année prochaine mais l 'agence nous facture 110€ par personne .
moi je voudrais savoir que faire merci de votre réponse

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