- Administratif
- Affaires
- Civil
- Toute la matière
- > Arbitrage - Médiation - Conciliation
- > Biens - Propriété
- > Contrats et obligations
- > Droit et liberté fondamentaux
- > Droit international et communautaire
- > Famille - Personnes
- > Filiation
- > Mariage - Divorce - Couple
- > Procédure civile
- > Responsabilité
- > Successions - Libéralités
- > Sûretés
- > Voies d'exécution
- Européen
- Immobilier
- IP/IT et Communication
- Pénal
- Toute la matière
- > Atteinte à l'autorité de l'état
- > Atteinte à la personne
- > Circulation et transport
- > Criminalité organisée et terrorisme
- > Droit pénal des affaires
- > Droit pénal général
- > Droit pénal international
- > Droit social
- > Enquête
- > Etranger
- > Informatique
- > Instruction
- > Jugement
- > Mineur
- > Peine et exécution des peines
- > Presse et communication
- > Santé publique
- Social
- Toute la matière
- > Accident, maladie et maternité
- > Contrat de travail
- > Contrôle et contentieux
- > Droit de la sécurité sociale
- > IRP et syndicat professionnel
- > Négociation collective
- > Protection sociale
- > Rémunération
- > Rupture du contrat de travail
- > Santé publique
- > Temps de travail
- > Travailleurs handicapés
- Avocat
Article
Débat sur la détention différé, permis de communiquer non réceptionné : le report doit être demandé
Débat sur la détention différé, permis de communiquer non réceptionné : le report doit être demandé
Le permis de communiquer est quérable et non portable. Il doit donc être délivré et non remis au conseil, à qui il appartient de faire diligence pour en prendre possession, sauf circonstance insurmontable.
par Cloé Fonteixle 16 juin 2020
L’article 145 du code de procédure pénale prévoit l’organisation d’un débat contradictoire devant le juge des libertés et de la détention (JLD), lorsque celui-ci est saisi par le juge d’instruction d’une demande de placement en détention provisoire. Ce débat peut être différé lorsque la personne ou son avocat demande un délai pour préparer sa défense. Dans ce dernier cas, ce magistrat peut, par une ordonnance motivée non susceptible d’appel, prescrire l’incarcération de la personne pour une durée maximum de quatre jours ouvrables. C’est donc dans ce strict délai que doit intervenir le débat contradictoire susceptible d’aboutir à une décision de placement. Celui-ci ayant précisément pour objet la préparation efficace de la défense, il a vocation à permettre à l’avocat de pouvoir consulter le dossier et s’entretenir avec son client.
Tout mis en examen, même détenu, a le droit de communiquer librement avec son avocat. Mais ce droit ne peut s’exercer effectivement qu’à la condition que l’avocat se soit vu délivrer un permis de communiquer, en application de l’article R. 57-6-5 du code de procédure pénale, cette délivrance étant jugée « indispensable à l’exercice des droits de la défense ». Récemment, au visa des articles 6, § 3, de la Convention européenne des droits de l’homme, 115 et R. 57-6-5 du code de procédure pénale, la chambre criminelle a jugé que « le défaut de...
Sur le même thème
-
Sanction d’une prolongation sans base légale de la détention provisoire d’un mineur
-
Altération de l’état mental ou physique en cours d’instruction : renvoyer en jugement pour surseoir à statuer
-
Déclaration d’appel par mention manuscrite : l’exigence d’une authentification expresse
-
Détention provisoire du mineur accusé : une prolongation décidée avant l’abrogation de l’article L. 434-9 CJPM échappe à l’inconstitutionnalité
-
Reconnaissance faciale et fichiers de police : la chambre criminelle cloisonne les contentieux
-
La grève pénitentiaire à l’épreuve des exigences du débat contradictoire en matière de détention provisoire
-
Animal saisi puis vendu : primauté à l’examen de la restitution
-
Interruption de la prescription : précisions utiles sur les actes d’instruction « tendant effectivement à la recherche et à la poursuite des auteurs d’une infraction »
-
Détention provisoire : le juge doit en contrôler la nécessité, même en cas de prolongation par le seul effet de la loi
-
Mis en examen placé en centre de rétention administrative : n’oubliez pas de prévenir le juge d’instruction !




