- Administratif
- Affaires
- Civil
- Toute la matière
- > Arbitrage - Médiation - Conciliation
- > Biens - Propriété
- > Contrats et obligations
- > Droit et liberté fondamentaux
- > Droit international et communautaire
- > Famille - Personnes
- > Filiation
- > Mariage - Divorce - Couple
- > Procédure civile
- > Responsabilité
- > Successions - Libéralités
- > Sûretés
- > Voies d'exécution
- Européen
- Immobilier
- IP/IT et Communication
- Pénal
- Toute la matière
- > Atteinte à l'autorité de l'état
- > Atteinte à la personne
- > Circulation et transport
- > Criminalité organisée et terrorisme
- > Droit pénal des affaires
- > Droit pénal général
- > Droit pénal international
- > Enquête
- > Etranger
- > Informatique
- > Instruction
- > Jugement
- > Mineur
- > Peine et exécution des peines
- > Presse et communication
- > Santé publique
- Social
- Avocat
La condamnation à garantie, de nature indemnitaire, prononcée à la demande du prêteur en application de l’article L. 311-33 du code de la consommation, dans sa version issue de la loi n° 2010-737 du 1er juillet 2010, oblige le vendeur, pour le cas où l’emprunteur n’y satisferait pas lui-même, à rembourser le prêt. Le vendeur qui a désintéressé le prêteur dispose d’une action récursoire contre l’emprunteur, de sorte que la disposition critiquée ne porte pas atteinte au droit de propriété et n’est entachée d’aucune incompétence négative.
par Jean-Denis Pellierle 12 décembre 2018
Le crédit affecté, également dénommé crédit lié, est défini par l’article L. 311-1, 11°, du code de la consommation comme « le crédit servant exclusivement à financer un contrat relatif à la fourniture de biens particuliers ou la prestation de services particuliers ; ces deux contrats constituent une opération commerciale unique ». On comprend dès lors qu’il existe une interdépendance entre les deux contrats (comp. Civ. 1re, 10 sept. 2015, n° 14-13.658, raisonnant, sur le terrain du droit commun, en termes d’indivisibilité : « Mais attendu qu’ayant constaté que l’offre de crédit était affectée au contrat principal et avait été renseignée par le vendeur, et que le prêteur avait remis les fonds empruntés entre les mains de ce dernier, la cour d’appel a caractérisé l’existence d’une indivisibilité conventionnelle entre les contrats de vente et de prêt au sens de l’article 1218 du code civil »). L’anéantissement de l’un a donc nécessairement des répercussions sur l’autre. Afin de protéger le prêteur (une fois n’est pas coutume !), l’article L. 311-33 du code de la consommation, issu de la loi n° 2010-737 du 1er juillet 2010 dite « Lagarde », devenu l’article L. 312-56 à la suite de l’ordonnance du 14 mars 2016, dispose que « Si la résolution judiciaire ou l’annulation du contrat principal survient du fait du vendeur, celui-ci peut, à la demande du...
Sur le même thème
-
Fraude au président : la négligence grave ne peut être invoquée par le prestataire de services de paiement qui exécute un virement en dehors des formes convenues
-
Client victime d’opération non autorisée ? La banque doit rembourser d’abord, discuter ensuite
-
Une énième fraude au RIB… l’autorisation du paiement s’apprécie et se prouve virement par virement
-
Mise en garde du prestataire de services d’investissement : le mandant, non le mandataire
-
L’authentification ne fait pas présumer le consentement
-
De l’inscription d’un consommateur européen sur une liste de sanctions des États-Unis
-
La gratuité des opérations bancaires liées à une succession est contraire à la Constitution
-
La Cour de cassation fixe la jurisprudence sur la fraude au RIB : l’usurpateur d’identité n’est pas un « créancier apparent »
-
Caractère abusif de la clause de déchéance du terme : le débat peut avoir lieu sur appel du jugement d’orientation
-
Une location simple conclue avec une société de financement agréée constitue-t-elle un service financier ?




