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Groupement momentané d’entreprises : résiliation de l’un des contrats par le maître d’ouvrage

La gravité des manquements d’un constructeur peut justifier la résiliation de son engagement, y compris à défaut de respect des formalités contractuelles de sa mise en œuvre.

par Fanny Garciale 6 mars 2018

Projetant des travaux d’extension de ses bâtiments, une clinique a confié la maîtrise d’œuvre de l’opération à un groupement de sociétés. Un mandataire commun avait été désigné au sein du groupement momentané d’entreprises (GME) et une convention de groupement régissait les rapports entre les différents co-traitants et le maître d’ouvrage. Insatisfait de la prestation de l’un des intervenants du groupement, l’établissement médical a refusé de payer les honoraires réclamés. Assignée par l’intéressé, la clinique défendait la reconnaissance de la résiliation de l’engagement contractuel établi avec la société défaillante, fondée sur l’inexécution fautive.  

Dans un contexte où l’enjeu économique avoisinait les 300 000 €, la Cour de cassation a été amenée à se prononcer sur deux questions. La première touchait à la caractérisation des fautes contractuelles reprochées à la société d’ingénierie, tandis que la seconde concernait les modalités de résiliation du lien l’unissant au prestataire litigieux, portant sur sa partie du marché.

En premier lieu, s’agissant de l’inexécution de ses engagements par la société, la cour d’appel de Toulouse avait rejeté la demande reconventionnelle de la clinique, lui reprochant de ne pas avoir constitué la preuve des retards et fautes d’exécution prétendues à l’encontre de l’intervenant à l’opération immobilière. Au visa de l’ancien article 1147 du code civil, la Cour de...

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