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Hospitalisation sous contrainte de Me Ripert : pourquoi « une telle férocité ? »

L’avocat Bernard Ripert a été hospitalisé lundi soir sous contrainte à la suite de sa garde à vue. Sa défense doit saisir le JLD mercredi matin. Le barreau de Grenoble condamne l’atteinte portée à un avocat.

par Pierre-Antoine Souchardle 24 mai 2016

Une procédure pénale qui part d’un simple regard. Pas celui d’un ado sur une dalle. Mais celui d’un avocat vers un conseiller de la cour d’appel de Grenoble. Certes, pas n’importe quel avocat, Bernard Ripert, ours mal léché de 65 ans, mais pénaliste jusqu’au bout des ongles, adepte de la défense de rupture.

Vendredi 13 mai, Bernard Ripert se rend au palais de justice de Grenoble. Il vient déposer un pourvoi contre l’arrêt de la cour d’appel prolongeant la mesure de suspension dont il fait l’objet. Il passe devant le bureau d’un conseiller qui a siégé dans l’affaire le concernant. La porte est ouverte. « Là, il a eu une attitude menaçante, selon le conseiller et un témoin », indique le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat. « Il l’a regardé fixement ». Pas un mot n’a été échangé. Puis, au greffe, l’avocat aurait tenu des propos menaçants à une greffière, selon le procureur. Celle-ci « n’est pas capable de se souvenir des propos tenus », souligne le chef du parquet. « C’est l’occasion qui manquait », s’indigne Me Laurent Pascal, l’un des conseils de Me Ripert....

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