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Liberté d’expression des décrocheurs de portraits du président de la République

La Cour européenne des droits de l’homme a rejeté, le 3 juillet 2025, le recours de onze militants écologistes condamnés pénalement pour avoir décroché et conservé les portraits du président Emmanuel Macron dans plusieurs mairies de France, souhaitant dénoncer l’insuffisance des mesures prises par l’État pour lutter contre le dérèglement climatique.

par Étienne Ducluseau, Rédacteur à l'AJDAle 12 septembre 2025

Ces actions avaient donné lieu à des enquêtes de police comprenant des mesures de perquisition à leur domicile, de saisies de leur téléphone et matériel informatique ainsi que de prélèvements d’empreintes génétiques. Ils furent tous par la suite condamnés pour vol en réunion.

Ingérence légitime

La Cour considère, à l’instar des parties, que la soustraction du portrait du président de la République par les requérants s’inscrivait dans le cadre d’une démarche politique et militante relevant de la liberté d’expression au sens de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Les condamnations ont donc constitué une ingérence dans...

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