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Manifestation historique des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation

Près d’un quart des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) de France ont manifesté, hier, pour réclamer une hausse de leurs moyens et une revalorisation de leur statut. Corps sinistré, délaissé et pourtant de plus en plus sollicité, le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) espère être entendu.

par Julien Mucchiellile 11 mai 2016

Ils sont venus sur leurs congés, de toutes les régions de France, exiger davantage de reconnaissance. Entre 700 et 1 000 conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) ont défilé entre les abords de place Vendôme et ceux de l’Assemblée nationale, pour réclamer « plus de pognon pour la probation ». C’est près d’un quart de l’effectif total (environ 4 000 en France) qui est venu scander ses exigences de réforme statutaire et budgétaire, dénonçant le « mépris » singulier que le gouvernement affiche à leur égard.

L’intersyndicale (CGT, SNEPAP-FSU, CFDT) devait être reçue à 15 heures par François Hollande en marge de la manifestation, mais la réunion a été annulée. Le matin, les représentants des syndicats ont décliné lors d’une conférence de presse leurs principales revendications : une revalorisation de leur statut, permettant d’aligner leurs catégories sur leurs compétences et responsabilités réelles. « La formation minimum exigée est de Bac +3, aujourd’hui plus de 60 % des CPIP ont un bac + 4 voire un bac + 5 », explique Delphine Colin, de la CGT insertion et probation. Ils sont entre la catégorie B et A, et veulent monter d’un cran. Les directeurs pénitentiaires d’insertion et de probation (DPIP) sont des fonctionnaires de catégorie A et voudraient être de catégorie A+, comme les directeurs de services pénitentiaires (DSP), qui ont la même formation. « Si nos missions sont de plus en plus complexes, notre charge de travail de plus en plus lourde, c’est aussi parce que nos compétences le permettent », renchérit Delphine Colin. Leur diplôme de CPIP - deux ans de formation à l’École nationale de l’administration pénitentiaire (ENAP) - est considéré comme un CAP, n’est pas un diplôme...

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