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Procès des « biens mal acquis » : une QPC « dilatoire » et « caricaturale »

Le tribunal correctionnel de Paris, qui juge Teodoro Nguema Obiang Mangue, le fils du président de Guinée équatoriale dans l’affaire des « biens mal acquis », s’est plongé jeudi dans les subtilités d’un jugement du tribunal de Malabo, rendu le 12 juin, relaxant les responsables de trois sociétés d’État poursuivis pour des malversations financières.

par Pierre-Antoine Souchardle 30 juin 2017

Teodoro Nguema Obiang Mangue, absent à son procès, est poursuivi en France notamment pour blanchiment de corruption et détournement de fonds publics. Il a investi, selon la défense, ou « blanchi », selon l’accusation, en France environ 150 millions d’euros entre 1997 et 2011 en voitures de luxe, objets d’arts, tableaux, bijoux, immeuble…(V. Dalloz actualité, 20 juin 2017, art. P.-A. Souchard ; ibid., 22 juin 2017, art. P.-A. Souchard ; ibid., 27 juin 2017, P.-A. Souchard )

Une partie de ces achats a été payée par les trois sociétés d’État dont il est question dans le jugement équato-guinéen, Edum, Socage, et Somagui Forestal. Cette décision relaxant les responsables de ces entreprises s’appuie… sur la procédure française.

Une particularité qui n’a pas manqué d’étonner le tribunal. « Comment un dossier entier, ouvert en France, se trouve-t-il entre les mains du parquet de Malabo », s’est interrogée la présidente, Bénédicte de Perthuis.

Les explications...

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