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Radiation requise pour l’avocat Bernard Ripert

Après vingt-six heures de débats – durée exceptionnelle pour une procédure disciplinaire – la cour d’appel de Grenoble a mis en délibéré sa décision concernant l’ancien avocat d’Action directe. Le procureur général a requis la radiation.

par Olivier Hiellele 10 juin 2016

Il est un peu plus de 23 heures ce jeudi 9 juin 2016 et les débats sont terminés dans la salle 13 du palais de justice de Grenoble. Epuisés, les magistrats de cette audience de la cour d’appel de l’Isère, le public et les avocats dont, bien sûr, Me Ripert le sont sans doute aussi. Après vingt-six heures de débats répartis sur deux jours, la cour d’appel de Grenoble statuant en audience solenelle repousse la date des délibérations au 23 juin, à 14 heures. Bernard Ripert sera alors fixé sur son sort, sous réserve du rendu des décisions de la Cour de cassation, devant se prononcer sur les demandes de récusation de la cour formées par l’avocat. Paul Michel a requis la radiation. Le procureur général, au début de ses réquisitions, reconnaît être lui-même être exténué par les débats. Mais il persiste et signe : « MRipert est une menace pour les magistrats ».

Trois faits sont reprochés à Bernard Ripert. D’abord, des interventions ès qualité d’avocat devant les cours d’assises du Var et de la Drôme les 15 juin et 10 septembre 2014 alors qu’il était en interdiction temporaire d’exercer (art. 186 du décret n° 91-1197 du 27 nov. 1991 organisant la profession d’avocat). Ensuite, des propos insultants à l’encontre du directeur d’établissement pénitentiaire en décembre 2014 dont un : « Vous êtes minable » (art. 183 du décr. n° 91-1197, préc.). Enfin, il est reproché à Bernard Ripert d’avoir, lors du procès Chine du 10 mars 2015 à Grenoble, proféré des injures à l’encontre d’un de ses confrères et d’avoir commis des actes d’intimidation envers un magistrat, en...

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