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Le renseignement et la surveillance continuent leur montée en puissance

Le rapport 2021 de la CNCTR (Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement) montre que la surveillance administrative reste à un niveau important : près de 23 000 personnes ont fait l’objet d’au moins une technique de renseignement l’an dernier. Parallèlement, les possibilités légales de surveillance s’accroissent et la CNCTR se plaint des limites que connaît son contrôle.

par Pierre Januel, Journalistele 13 juillet 2022

22 958 personnes ont fait l’objet d’au moins une technique de renseignement contre 21 952 en 2020 et 22 210 en 2019. Plusieurs techniques sont en forte augmentation depuis 2017 : alors qu’elle était à peine utilisée en 2017, il y a eu l’an dernier 1 534 accès aux données de connexion en temps réel. On compte également 9 920 géolocalisations en temps réel (+ 164,5 % depuis 2017), 3 758 captations de données informatiques (+ 49,2 %), 12 736 interceptions de sécurité, 2 138 captations dans un lieu privé et 583 recueils de données de connexion par IMSI-catcher. Les services ont tendance à multiplier les techniques pour la même cible.

Seul 1,1 % des avis rendus par la CNCTR à une demande d’utilisation de technique sont défavorables, signe que le cadre juridique est bien compris par les services. Depuis la loi de 2015, les avis défavorables de la CNCTR ont toujours été suivis par le Premier ministre.

Si le terrorisme reste toujours le premier motif de surveillance (42...

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