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Le droit en débats

Tribune en réaction aux propos tenus par le bâtonnier de Valence

Le pire comme le meilleur.

Le beau comme l’indigne.

Les réseaux sociaux ne sont que le reflet de nos propres inclinations, les plus lumineuses comme les plus sombres.

Nous, avocats, le savons plus que quiconque.

Tant l’injure, la menace, l’apologie, la discrimination ou la diffamation sont des notions juridiques (et des infractions pénales…) qui puisent leur essence dans l’expression mal contenue de bouillonnements intimes.

Tant nous savons aussi que les mots ont un sens, même lorsqu’ils sont prononcés (ou écrits) dans l’entre-soi d’une conversation privée.

Ces derniers jours, ce sont quelques confrères de Valence, dont leur bâtonnier, qui ont à s’expliquer sur les échanges qu’ils ont pu avoir sur un fil de discussion Facebook, après l’interpellation de l’homme soupçonné d’avoir poignardé plusieurs passants le 4 avril dernier dans les rues de Romans-sur-Isère.

Ce sont d’abord quelques mots écrits par un élégant confrère qualifiant de « connards » ceux qui veulent assurer la défense des « sous-merde[s] du type de celui qui a tué deux personnes à Roman ce matin », ajoutant, comme pour être sûr d’avoir été bien compris, qu’il « assumait ses propos », ces « merdes n’ayant pas droit à la vie ».

Ce sont ensuite les commentaires que ces propos grossiers et haineux ont suscités.

Plutôt que de les critiquer, les contredire, et – pourquoi pas ? – de s’en saisir, le bâtonnier de Valence les a « likés ». Il les a aimés. Pire que cela, il les a relayés et commentés, usant d’une mauvaise ironie et ajoutant, à l’égard de l’homme alors en garde à vue, « il peut crever où il veut rien à […] et moi aussi je pèse mes mots ».

Ce bâtonnier en exercice a pu trouver un précieux soutien en celle qui exerça, avant lui, cette insigne charge, puisqu’une ancienne bâtonnière de Valence crut bon de répliquer à un confrère qui faisait part de sa stupéfaction face aux propos de son bâtonnier : « oui, pourquoi on n’aurait pas le droit de parler de ses origines », avant de préciser : « c’est un Soudanais sans papier demandeur d’asile. Mais chut faut pas le dire ».

Ces propos, nous dit-on, n’avaient pas vocation à être rendus publics.

C’est l’un des arguments de défense utilisés par ce bâtonnier lorsque l’affaire fut ébruitée grâce au courage de quelques confrères.

Il avait été mal compris, n’était pas un familier de Facebook et, plus que tout, n’avait fait qu’exprimer une opinion personnelle peut-être un peu « exagérée » mais qui aurait dû rester privée.

Il est certain que, dans un premier temps, seul un cercle relativement restreint de correspondants a eu le bonheur de lire leurs confrères et bâtonniers, en exercice ou pas.

Plusieurs ont su d’ailleurs manifester leur désapprobation et leur colère face à ces écrits indignes.

C’est bien la preuve qu’on ne peut pas tout dire, quelle que soit son audience, et que de tels propos n’ont pas besoin d’être publics pour être indécents et heurter les quelques-uns qui les entendent ou les lisent.

Surtout, investi, par son mandat, d’une autorité morale qui aurait dû l’inciter à contenir ses opinions personnelles, ce bâtonnier a aussi oublié ce mot de Voltaire, pourtant célèbre : « J’aurais voulu être avocat, c’est le plus bel état du monde ».

C’est un état. Nous n’y pouvons rien. Il nous habite depuis le premier jour de notre serment et cela jusqu’à notre dernier souffle.

Nous sommes avocats dans le secret de notre cabinet, dans la publicité de nos audiences, dans l’intimité de notre vie personnelle, dans nos écrits, nos prises de position, nos engagements. La nuit comme le jour. Les jours de fièvre comme ceux de repos.

Nous ne cessons jamais d’être avocats.

Cet état est une charge qui nous impose et nous contraint mais pour la plus belle des missions.

Celle de défendre, d’être en première ligne aux côtés de nos semblables.

Car cet homme que vous qualifiez de mots injurieux, mes chers confrères,

Cet homme dont on sent à quel point vous voulez vous tenir éloignés, à quel point il vous répugne,

Au point de le priver de défense et même de lui en dénier le droit,

Cet homme-là, Abdallah Ahmed-Osman, est l’un des nôtres.

Il nous ressemble.

Nous sommes faits de la même chair, des mêmes os et le même sang que le vôtre coule dans ses veines.

C’est notre frère.

Dans La Parole et l’Action, Henri Leclerc écrit : « J’ai toujours voulu combattre pour la liberté, l’égalité et la fraternité, qui non seulement constituent la devise de la République, mais sont pour moi les piliers de la justice…. Si le juge qui punit est le gardien de la liberté, et le procureur qui poursuit celui de l’égalité, l’avocat, lui, veille à la fraternité : “Frères humains qui après nous vivez, n’ayez le cœur contre nous endurci”, lancent les pendus de Villon ».

Il est bon parfois de relire ses classiques.

Commentaires

Merci de cet article qui rétablit l’honneur blessée de tous les avocats, éclaboussée par ces propos indignes du serment que nous avons tous prêté.

Merci mes chers confrères pour cet article qui ramène à l'essentiel. Je suis un des indignés de Valence. Ancien Bâtonnier aujourd'hui honoraire, je souffre de l'image qui est
donnée de notre Barreau. Les errements dénoncés ne sont évidemment pas le reflet de la pensée et du comportement de l'immense majorité des confrères de ce Barreau. Les avocats devraient cependant prendre conscience que ce pitoyable épisode que nous venons de connaître est en partie la conséquence de l'éloignement de la majorité d'entre-eux de la vie du Barreau, du fonctionnement des Ordres et du désintérêt grandissant pour l'institution Ordinale en général. Les valeurs de la profession ne survivront que si elles sont portées et défendues à travers les Ordres par le plus grand nombre et pour cela il faut que ceux qui croient en ces valeurs ne restent pas dans une critique passive, s'engagent, agissent et réagissent pour que survive l'Avocat dont vous avez rappelé ce qu'il doit être.

François-Xavier Fayol.

Superbe

Un seul mot:merci!

tres belle tribune, qui remet les pendules à l' heure. Je ne le défendrais pas ( manque de conviction de courage...) mais comment pourrais je moi avocat interdire qu' on le défende ! Au contraire je soutiens, j ' approuve, je remercie , j admire celui,. inconnu ou célèbre qui ke défendra.

Merci, merci de ce beau texte, qui réparera, je l'espère, le tort fait à notre profession par des personnes qui portent manifestement une robe trop belle pour eux.

Merci pour cette tribune qui remet les choses à leur place. Défendre un homme c'est défendre chacun d'entre nous, c'est défendre nos valeurs, défendre notre démocratie face à tous les autoritarismes. Les prêcheurs de haine et ceux qui oublient leur serment ne sont pas dignes de rester dans la profession.

Merci beaucoup !

Merci pour cette réconfortante tribune que ces "confrères" de Valence
devraient méditer et peut être envisager de quitter une profession dans laquelle ils n'ont manifestement rien à faire .

Merci pour cette tribune que j'aurais également signée.

merci du fond du coeur, j'avais mal à ma robe, à mon serment, finalement mal à tout ce qui a fait que j'ai choisi ce métier, ou plutôt cette vocation.
Très confraternellement

Merci pour cette tribune qui nous rappelle les valeurs fondamentales de notre serment qui nous porte dans notre mission de défenseur.

Les "Confrères", y compris et surtout le Bâtonnier, ayant tenu de tels propos ne peuvent-ils pas faire l'objet de poursuites disciplinaires ? C'est indigne de notre profession...

Encore une fois, l'homme se révèle être un loup pour l'homme ,son congénère ! Ce bâtonnier n'est pas digne de l'être et d'appartenir à la noblesse de robe ! Bien cordialement. Claude VOLNY-ANNE.

Mes Chers Confrères,

Inscrit depuis quelques décennies au barreau de la Drôme, je souhaite vous exprimer ma profonde gratitude pour la qualité des principes exprimés dans votre tribune.
Sachez que, dès la première heure, le temps de la stupeur passé, s’est manifestée, dans les rangs de notre Barreau, l’indignation que vous pouvez imaginer.
Oui, être Avocat est un état, un état qui nous oblige moralement, dans et à l’extérieur de notre profession.
Le dire comme vous l’avez fait résume tout.
Je vous en remercie encore.
Permettez-moi de vous adresser, en ces circonstances, mes sentiments particulièrement confraternels.

Alain FORT

Un article qui fait du bien. Merci beaucoup

Je relève dans le texte : "Cet homme-là, Abdallah Ahmed-Osman, est l’un des nôtres. Il nous ressemble. Nous sommes faits de la même chair, des mêmes os et le même sang que le vôtre coule dans ses veines.C’est notre frère." Je pose une question, auriez-vous dit la même chose à propos d'un accusé qui figurait dans le box de Nuremberg ? Je suis effrayé de voir quel point nous sommes devenus faibles face à l'ennemi. Ce type, comme son acolyte Abdeslam doivent être jugés devant un tribunal militaire et non de droit commun. Ces hommes se vantent de ne reconnaître que la loi divine, pas celle des Hommes. Vous qui vantez vos ancêtres d'avoir guillotiné un homme de droit divin un certain 21 janvier 1793, vous entrez en totale contradiction en pratique. Restez faibles, Ô comme je vous plains sincèrement. En attendant ce type n'est certainement pas "mon frère", un frère digne de ce nom ne massacre pas sa famille.

Merci pour ce rappel de nos valeurs qui nous engagent et nous honorent en tant qu'avocats

Merci Chères Consoeurs et Chers Confrères de rappeler par cette tribune l'honneur de notre profession et le respect de notre serment.

J'ai de vives et amicales pensées pour nos Consoeurs et Confrères du Barreau de la Drôme.

J'ai pu faire connaissance de certains d'entre eux lors d'un séminaire de formation de la Conférence des Bâtonniers, et je peux témoigner de leurs grandes qualités humaines.

Je tiens à les assurer de toute ma confraternité dans cette épreuve où ils doivent souffrir de l'opprobre jetée sur eux et leur Barreau par des propos inqualifiables, de surcroît honteusement soutenus par le Bâtonnier en exercice.

Bien à eux.

Georges Pointeau
Ancien Bâtonnier du Barreau de Castres

Quand bien même n’est- il pas mon frère cet homme a le droit à un avocat , et n’est pas avocat ou ne devrait pas (plus) l’être celui qui lui nie ce droit . Merci pour cet article qui remet l’église au centre du village ! Merci pour ce rappel lumineux de nos valeurs qui font la fierté du port d’une robe qui se mérite , et honte à ceux qui la déshonorent !
Jean Jacques Le Roux

Mcc
Pourquoi être si prompt à jeter au pilori des confrères sans leur laisser la possibilité de se défendre. Ce dossier de terro ne sera pas un cadeau pour celui qui sera désigné. C est le sens de leur propos à mon avis. il faut raison garder et ne pas sombrer dans une idéologie qui peut se révéler destructrice.
Bon courage à tous

Très belle tribune Consœur, merci pour ces mots clairs et plein de bon sens.

Je lis dans les commentaires que Marjorie Weiermann veut " des sanctions disciplinaires ".
Et voilà le totalitarisme qui revient au galop !
Le débat d'idées ? : connait pas !
Ce qu'il y a de terrible avec la bienséance bobo c'est qu'elle n'accepte pas la contradiction : tous ceux qui ne pensent pas comme elle : sanction !
Allô Robespierre , tu es là ........

Je lis dans les commentaires que Marjorie Weiermann veut " des sanctions disciplinaires ".
Et voilà le totalitarisme qui revient au galop !
Le débat d'idées ? : connait pas !
Ce qu'il y a de terrible avec la bienséance bobo c'est qu'elle n'accepte pas la contradiction : tous ceux qui ne pensent pas comme elle : sanction !
Allô Robespierre , tu es là ........

Je ne peux que féliciter mes confrères lyonnais pour cet article. Heureusement que de très très très nombreux avocats et même non avocats ont été indignés par les propos de ces confrères et bâtonniers qui justifieraient des poursuites disciplinaires

Dominique Fleuriot, ancien bâtonnier, ancien membre du cnb
J'ai été bâtonnier de Valence, et fier de l'être. Je me suis efforcé de porter haut les couleurs de mon barreau. Aujourd'hui, je suis un avocat indigné bien sûr, mais surtout blessé, meurtri. Ma tristesse est immense.C'est l'honneur d'un avocat de défendre. Et s'il n'en restait qu'un, c'est l'honneur du bâtonnier de se commettre pour défendre.

Les propos tenus sont évidemment condamnables mais il apparaît tout aussi évident qu ils ont été tenus sous le coup de l émotion suscitée par cet acte monstrueux..

Je découvre, par hasard, votre débat. Je ne suis pas avocat, mais j'apprécie ô combien la vigueur des réactions qui s'insurgent contre
les propos tenus par quelques uns d'entre vous et fait particulièrement aggravant en présence de votre bâtonnier.
Je lis aussi que l’unanimité contre les propos tenus n'est pas aussi évidente que j'aurais aimé le constater.
Permettez-moi simplement de relever dans vos réactions le rappel à l'humanité, particulièrement bienvenu. Ce n'est pas parce que cet homme a perdu la sienne que je doive m'exonérer de préserver la mienne. Les bourreaux nazis n'en étaient pas moins hommes, mais je n'aurais voulu à aucun prix reproduire leur propre négation de l'humanité.
Il faut relire Primo Levi.

Cela fait du bien de lire cette prose et de ramener la balance à l'équilibre et à l'équité de notre sacerdoce.
Soyons fiers du port de notre Robe et de ne jamais la déshonorer.

Je tiens moi aussi à remercier nos confrères pour leur prise de position salutaire.

C’est peu dire que j’ai été choqué par ces propos de nos confrères dont ceux tenus par mon successeur, le bâtonnier actuel.

Choqué, le terme est trop faible, sidéré, oui, j’ai été littéralement sidéré.

Notre barreau a eu les honneurs de la presse mais dans le déshonneur.

Je ne peux que souhaiter en tant qu’ancien bâtonnier que ceux qui ont déshonoré notre serment, notre robe et notre barreau prennent la seule décision nécessaire que la situation impose mais, ils n’en prennent malheureusement pas le chemin, refusant de voir la réalité en face.

Merci à tous de vos propos qui font chaud au cœur et à notre serment.

Ivan Flaud
Ancien Bâtonnier de la Drôme.

Merci à nos confrères pour cette tribune salutaire.

Dire que j’ai été choqué n’est pas assez fort, j’ai été littéralement sidéré que des avocats et parmi eu, mon successeur, le bâtonnier aient pu salir tout ce qui fonde les valeurs de notre serment.

Notre barreau a fait les honneurs de la presse dans le déshonneur.

Le mal est fait, j’assume de dire que la seule décision qui s’impose est de la démission.

Merci en tous cas à tous les confrères qui se sont exprimés, leurs propos nous ont fait chaud au cœur et à notre serment.

Ivan FLAUD
Ancien Bâtonnier de la Drôme

tribune bien-pensante légèrement convenue mais on peut ne pas être d'accord avec l'affirmation selon laquelle l'intéressé serait "notre frère" et qu'il nous ressemble; les bras m'en tombent, vous expliquerez ça aux familles endeuillées; auriez-vous dit la même chose de Himmler ou Staline par exemple, ils étaient aussi de chair et d'os. On peut défendre sans aimer non?

Le mal sécrète un poison redoutable qui nous affecte tous et c'est parce que nous sommes des hommes que ,plus que toute autre créature ,nous y sommes sensibles .
Ce poison coule aussi dans les veines des avocats et des magistrats quand l'horreur se révèle ;mais c'est notre honneur et notre mission,après avoir souffert dans notre subjectivité assumée ,de mettre cette horreur à distance et d'en faire l'objet de la justice des hommes .
Ce bâtonnier n'a fait que la moitié du chemin et le poison a fait son œuvre ......Il faut le plaindre .

Philippe Tatiguian ancien bâtonnier de l ordre des avocats du barreau de la drome
Bravo pour votre tribune
Merci pour les les commentaires élogieux
J ai fais part de ma réprobation à l ensemble de mon barreau par écrit
Mais le problème n est pas résolu
C est une crise institutionnelle de représentativité de la profession par certains membres du conseil de l ordre et du premier d’entre nous à laquelle il n existe pas de solution

Merci de garder les pieds sur terre.
Car la robe fait voler tellement haut !

Mon premier mouvement en lisant cette tribune était évidemment de m’y joindre immédiatement.
Puis je tombe sur les commentaires de « Offe », puis de « Autric » …..et la tête dans les mains, je m’accroche alors à l’espoir qu’ils ne soient pas, eux aussi….. avocats!
Comme si les détestables propos tenus par ces confrères de Valence, leur Bâtonnier en tête, pouvaient relever du «débat d’idées» !
Fort heureusement, l’immense majorité des autres rappelle à bon escient que la dignité et l’honneur de notre profession unique, et exceptionnelle, est de n’avoir qu’un seul credo; la Défense de l’être humain, en toute circonstance, et plus que toute autre, lorsqu’il est seul, et au ban de la société.

J'aurais aimé être avocat, vraiment. Il en a été autrement. Aujourd'hui, à défaut, je suis salarié d'un cabinet d'avocats.
J'aurais aimé être avocat parce que j'ai la conviction chevillée au corps que la société ne peut s'autoriser à juger l'un des siens sans s'obliger à l'examen approfondi de sa responsabilité dans ce qu'il en est advenu ; que le procès équitable est une exigence du droit, et le droit une exigence de la justice ; et que l'économie de cet examen, qui ne peut que conduire à condamner avant de juger, ou plutôt sans même juger, ne relève au contraire que de la vengeance la plus vile, la plus sombre, la plus dégradante. Oui, dégradante, parce que c'est dans cette mise en balance des responsabilités de chacun et de tous, de l'individu comme du corps social dont il est le fruit que la société s'élève et continue de se civiliser.
Mais qui sont ces gens ? Quel est leur parcours ? Quelles sont leurs motivations intimes pour exercer ce métier, pour se revendiquer de cet état ? Cela relève pour moi de l'énigme...
Mais bon, dans ma première vie professionnelle, j'étais travailleur social, avec des convictions et motivations semblables. Et j'en ai vu aussi...
Merci pour ce texte.

A OFFE, à Bernard Autric, et peut-être d'autres :

Je ne vois pas en quoi souhaiter la mort de quelqu'un, le stigmatiser dans ses origines, lui renier ses droits les plus fondamentaux, insulter copieusement, lâchement, inutilement, publiquement, et en tout cas ridiculement l'auteur de l'acte ou quiconque ne pense pas comme eux relève du débat d'idées.
Cela relève juste du droit, et le droit dit que ce sont des actes pénalement condamnables.

A-t-on le droit d'éprouver de la rage,de le dire et même de l'écrire?

Sans doute, un fil de discussion Facebook n'est-il pas le lieu propice d'échanges approfondis après des assassinats perpétrés dans une cité paisible de la Drôme des collines ?

Alors, oui Abdallah AHMED-OSMAN, citoyen soudanais, bénéficiant du statut de réfugié politique, bénéficiant d'un logement et d'un emploi dans la bonne ville de ROMANS, cet individu a le droit d'être défendu dans un délai raisonnable, devant une tribunal impartial, etc...

S'il est reconnu coupable des assassinats et des tentatives d'assassinats, aggravés de la circonstance générale de " terrorisme individuel", il encourt la réclusion criminelle à perpétuité,outre l'interdiction définitive du territoire.
Certes chacun doit trouver un défenseur pour l'assister ou le représenter. Et, je me souviens de l'ouvrage écrit par Albert NAUD, avocat et ancien résistant:" les défendre tous!" Que je sache, le bâtonnier de Valence n'a pas rejeté l'idée que l'assassin de ROMANS soit défendu.
Mais, ne soyons pas des juristes puritains: il y a des avocats " de salariés ou de syndicats de salariés", des avocats " d'employeurs ou de syndicats d'employeurs", des avocats défendant telle ou telle catégorie de la population. Et il y aura, bien sûr, un avocat pour défendre le terroriste Abdallah AHMED-OSMAN.
Cependant, allons plus loin. J'ai tout récemment entendu Marie-José CHOMBART de LAUWE, ancienne résistante et rescapée du camp de Ravensbrück . A propos des peines de mort prononcées par le tribunal de Nuremberg, tout en rappelant son opposition à la peine de mort, elle a clairement dit ne pas regretter que des dignitaires nazis aient été condamnés à la peine capitale.Si, d'aventure, A AHMED-OSMAN ne supporte pas la condition pénitentiaire et vient à se supprimer dans le froid carcéral, je ne le pleurerai pas. C'est dit et c'est écrit.
Il me revient en mémoire l'arrivée à LYON de Klaus ALTMANN, alias BARBIE à LYON pour y être jugé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Le bâtonnier Alain de la SERVETTE s'était alors commis lui-même pour assister le "boucher de Lyon" dans les débuts de la procédure. Puis Klaus BARBIE a trouvé la défense qui lui convenait.
Enfin, et pour finir, sur la fraternité et son universalité "relative": auriez-vous dit le 8 janvier 2015 que les frères KOUACHI étaient "nos frères"? Que Mohammed MERAH était "notre frère", fait des mêmes os, de la même chair, etc...?
Le bâtonnier de Valence a certes péché parce qu'un "bâtonnier ne doit pas écrire ça" . Mais , homme parmi les hommes, il a le droit d'avoir la rage au coeur. Il vient de démissionner et il faut souhaiter bon courage à son successeur.
Que celui qui n'a jamais péché.......!
Ecrit la rage au coeur depuis Romans, cité fraternelle ce 22 avril 2020!

Bien dit Maître Coste.
Certes en signant le serment vous vous êtes engagé à être des avocats et à défendre quiconque, même les tueurs de jeunes filles ou violeurs d’enfants.. mais vous restez des être humains et donc pas insensibles.
Le bâtonnier a simplement était sensible à cette barbarie (pour rappel, un père de 44ans a été tué devant son fils).
Donc oui, je comprends tout à fait qu’il s’est perdu dans ces propos et qu’il s’est exprimé en tant qu’homme et non n’en tant que bâtonnier.
Reprochez-lui de s’être manqué dans ces paroles mais pas de porter la robe.
Et non, ce meurtrier n’est pas fait de sang ni d’os. On ne peut donner une telle définition Orion de l’être humain dépourvu de toute conscience, humanité...
C’est juste un meurtrier!!!

Ouf, L'honneur est sauf ! les avocats rouges ont fait une tribune : Leurs principes avant la vie des nos enfants !
Pas étonnant que la justice arrive en tête dans les professions les plus détestées de France avec les journalistes .

Les pilliers de la justice devraient être la légitimité et le droit naturel. Certainement pas l'égalité, il n'y a rien de plus injuste que l'égalité.
Malheureusement leur droit se fonde sur les principes de la république et de sa révolution de gauche..
Enfin, je compte sur ces avocats pour me défendre si je dévie..
Mais je n'y crois pas du tout.. ils sont seulement de purs gros extrémistes de gauche voyant dans le colon soudanais un opprimé structurel, un pauvre, un racisé etc.. alors qu'il est en vrai animé par de toutes autres motivations.
Ils haissent l'Occident et défendront systématiquement ceux qui le détruise.
Leur universalisme est feint à défaut d'être juste à la base.. (l'humanité relève de la classification du vivant et non d'une quelconque ethnicité, il n'y a aucune universalité chez l'homme, le type qu'il défendent pourrait très bien les dévorer tout crus qu'ils n'évolueraient pas philosophiquement, le gauchisme est un cancer)
Ces gens sont une honte.. ce sont les gens comme moi qui auraient besoin d'êtres défendus...
On ne sortira pas de cette dictature de gauche sans révolution

C'est VOTRE frère, pas le miens.

Hiltler et Jack l'éventreur aussi nous ressemblent, soyons tous frères.

votre métier d'avocat est sans doute un des plus beaux et plus louables MAIS le fossé qui sépare de la lacheté est mince et vous le franchissé facilement au gré des modes et courants de pensées .. qui trop souvent dorénavant préfèrent le bourreau à la victime .... si ce meurtrier est votre frère alors vous ètes complices..... je ne suis qu'un simple citoyen lambda sans culture et ne me sens pas protégé par vos circonvolutions intellectuelles et cette formation qui vous a déformé le coeur et l'esprit et oublier les notions essentielles .....je doute que Voltaire ,Montesquieu,Beccaria auraient approuvé votre attitude.....

votre métier d'avocat est sans doute un des plus beaux et plus louables MAIS le fossé qui sépare de la lacheté est mince et vous le franchissé facilement au gré des modes et courants de pensées .. qui trop souvent dorénavant préfèrent le bourreau à la victime .... si ce meurtrier est votre frère alors vous ètes complices..... je ne suis qu'un simple citoyen lambda sans culture et ne me sens pas protégé par vos circonvolutions intellectuelles et cette formation qui vous a déformé le coeur et l'esprit et oublier les notions essentielles .....je doute que Voltaire ,Montesquieu,Beccaria auraient approuvé votre attitude.....

le scandale c'est de lire la majorité des commentaires!et ensuite ce plaindre que les gens n'aiment pas la justice? il a dit ce que tout le monde pense ,et bravo à ce monsieur et honte à tous ces hypocrites qui porte soit disant la robe!!la justice c'est d'éliminé de la société ce genre de meurtrier et vive M CHAUVIN !!

Je suis scandalisé par la teneur de cette tribune ainsi que par un grand nombre de commentaires. Le bâtonnier avait parfaitement raison d'ainsi désigner ces ennemis de l'humanité dans une conversation privée, et en vous en prenant à lui vous vous rangez du côté des grands inquisiteurs et des procureurs staliniens. Tout homme a le droit d'être défendu, certes, mais les djihadistes ne sont pas nos 'frères' et si vous estimez qu'ils sont les vôtres alors vous êtes bien loin de la sensibilité des Français qui se reconnaissent de moins en moins dans votre profession.

Affirmer que tout le monde à droit à être défendu devant les juges, OK. Mais ce n’est pas votre propos. Vous dites qu’un terroriste fanatique, un tueur d’innocents, une ordure que la France n’aurait jamais dû garder pour ne pas mettre en danger ses citoyens, est l’un des votre, votre frère.

Vous vous rendez compte à quel point vous êtes dégoûtants?

Un avocat ne devrait donc pas avoir de sens moral, ni de discernement, mais juste servir celui qui le paye, comme une prostituée tellement avide qu’elle ne dit non à aucun sévice?

C’est ça, la vérité: les signataires de cette tribune ont bradé leur dignité humaine pour quelques euros. Votre posture faussement humaniste cache la cupidité, la lâcheté et la dégénérescence d’une partie de votre profession.

Vous me faites honte.

Honte à vous! Vous vous parez de bons sentiments mais ne justifiez que l'injustifiable: cet assassin sauvage et lâche n'est votre 'frère' que parce qu'il vient d'une minorité que vous vous vantez de défendre. Mais s'il s'était s'agit d'un pédophile, d'un assassin d'enfant ou s'il avait tué une personne juive par exemple, auriez-vous proclamé haut et fort que c'était votre frère? Bien sûr que non, vos bons sentiments mal placés cachent mal votre bêtise et votre aveuglement face à ce fléau qui nous menace...

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