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Coliving, persona non grata ?

Par une délibération du 8 octobre 2025 au titre manifeste, « Paris, zéro coliving », le Conseil de la capitale affiche son opposition à cette nouvelle façon d’habiter en milieu urbain, accusée de contourner les règles protectrices du logement et d’accentuer l’attrition du marché locatif. Une prise de position politique qui ne doit rien au hasard à l’approche des élections municipales, et de l’arrivée du terme de l’expérimentation de l’encadrement des loyers fin 2026.

Le coliving dans le viseur de la capitale

Une fois encore, la Ville de Paris innove en se positionnant comme la première ville de France à signifier officiellement son hostilité au coliving, une forme inédite de colocation d’une durée de quelques jours à plusieurs mois, introduite en France au milieu des années 2010.

Concrètement, le coliving s’apparente à des locaux meublés qui se décomposent en espaces privatifs (chambre, toilettes, parfois salle d’eau, cuisine…) et partagés (salon, salle de sport, bibliothèque…), gérés par un exploitant unique, le propriétaire des murs, ou un opérateur extérieur détenteur d’un contrat de gestion, voire d’un bail commercial.

Les occupants bénéficient également d’un ensemble de services mutualisés, tels que le Wi-Fi, le ménage ou encore le petit déjeuner. Certains sont inclus d’office dans le loyer tandis que d’autres sont optionnels.

« C’est un marché hétérogène, plutôt dans l’ancien que dans le neuf, composé d’acteurs disparates, plus ou moins aguerris...

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