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Panorama rapide de l’actualité « Numérique » de la semaine du 25 mai 2026

Sélection de l’actualité « Numérique » marquante de la semaine du 25 mai.

L’intelligence artificielle

« Magnifica Humanitas » : un signal d’alarme mondial sur l’IA

  • Avec Magnifica Humanitas, publiée le 25 mai 2026, le pape Léon XIV fait de l’intelligence artificielle l’un des premiers grands sujets de son pontificat. Cette encyclique, qui s’inscrit dans le prolongement de la doctrine sociale de l’Église et de Rerum Novarum, entend répondre aux défis humains, sociaux et politiques soulevés par la révolution numérique.
    Le texte met en garde contre la concentration du pouvoir technologique, l’automatisation des décisions, la désinformation et le développement des armes autonomes. Léon XIV rappelle que l’IA doit rester au service de la dignité humaine et ne peut être guidée par les seules logiques de performance, de contrôle ou de domination. Il appelle notamment à « désarmer » l’IA afin de prévenir les usages susceptibles de porter atteinte aux droits fondamentaux et à la paix.
    L’encyclique plaide enfin pour un renforcement de la régulation publique et de la coopération internationale. Sans proposer de cadre juridique précis, elle s’invite dans le débat mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle en soulignant la responsabilité des États, des entreprises technologiques et des institutions internationales. (Magnifica Humanitas sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle de Léon XIV, 25 mai 2026)

IA et vie privée, le mode d’emploi proposé par la CNIL et la Personal Information Protection Commission (PIPC)

  • Que deviennent les informations personnelles saisies dans un agent conversationnel ou un générateur d’images ? Pour sensibiliser le public à cette question devenue centrale, la CNIL et la Personal Information Protection Commission (PIPC) sud-coréenne ont publié, le 27 mai 2026, une affiche commune consacrée aux enjeux de protection des données personnelles dans l’usage de l’intelligence artificielle générative. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la coopération engagée entre les deux autorités depuis 2022 et vise notamment à alerter les plus jeunes sur les risques liés au partage d’informations personnelles avec ces outils.
    L’affiche propose six questions clés permettant aux utilisateurs d’adopter de bonnes pratiques lorsqu’ils recourent à des services d’IA générative. Elle les invite notamment à s’interroger sur la nature des données communiquées, leur utilisation par les fournisseurs de services, leur durée de conservation et la pertinence des informations fournies par l’IA générative.
    Si ce document n’a pas de portée normative, il s’inscrit dans la démarche de la CNIL visant à promouvoir une utilisation responsable de l’IA au regard des exigences de protection des données. Il illustre également le renforcement de la coopération internationale entre autorités de contrôle face aux défis soulevés par le développement rapide de l’intelligence artificielle générative. (Protection Commission (PIPC) : CNIL et PIPC, Affiche du 27 mai 2026)

IA et relations de travail : le juge rappelle les limites

  • L’introduction de ChatGPT, Microsoft Copilot ou d’autres outils d’IA générative dans l’entreprise peut-elle intervenir sans information préalable des représentants du personnel ? Par un arrêt du 21 mai 2026, la Cour d’appel de Paris apporte un élément de réponse en confirmant, pour l’essentiel, une ordonnance du président du tribunal judiciaire de Créteil dans un litige opposant une société à son comité social et économique (CSE).
    La cour rappelle que le CSE doit être informé et consulté sur les questions intéressant l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise, notamment lors de l’introduction de nouvelles technologies. Or, selon les juges, le recours à des outils d’IA générative est susceptible de modifier les méthodes de travail, le contenu des missions confiées aux salariés et, plus largement, leurs conditions de travail. Le CSE était donc fondé à demander les informations nécessaires pour apprécier les conséquences de leur déploiement.
    Les magistrats confirment ainsi l’injonction faite à l’employeur de communiquer plusieurs documents relatifs à l’usage de ces technologies. Ils soulignent surtout que le caractère expérimental ou progressif du déploiement ne...

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