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Interview

Twitter, outil pour juridictions en mal de communication ?

Dans la foulée de sa prise de fonction à la cour d’appel de Douai, fin septembre 2014, le juge Bruno Cathala a lancé le compte twitter officiel de la première présidence. Une initiative unique en France, semble-t-il. Selon Bruno Cathala, communiquer est l’une des responsabilités des juges.

le 6 novembre 2014

La rédaction : Pourquoi avoir ouvert ce compte twitter de la première présidence de la cour d’appel de Douai (@PP_CA_Douai) ?

Bruno Cathala : La raison principale est la nécessité pour l’institution judiciaire de communiquer sur ce qu’elle fait. Si nous ne le faisons pas, d’autres s’en chargeront. Alors, je préfère que la cour diffuse les informations exactes. D’où m’est venue cette idée que les juridictions doivent communiquer ? J’ai travaillé pendant sept années dans les juridictions pénales internationales et, notamment, deux ans au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Aucune communication sur cette juridiction n’était prévue. Alors, c’est Milošević qui s’en est chargé et évidemment pas de manière positive. De plus, l’une de mes attributions, en qualité de greffier, c’est-à-dire secrétaire général, de la Cour pénale internationale, était la communication. Dans ce cadre, j’ai réfléchi à cette relation entre le judiciaire et la communication. Depuis, communiquer me semble être l’une de nos responsabilités.

La rédaction : D’autant plus que les juridictions du fond...

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Bruno Cathala

Bruno Cathala est le premier président de la cour d’appel de Douai. Il a commencé sa carrière en qualité de juge des enfants. Ce magistrat a occupé divers postes en France mais aussi dans des juridictions internationales. Il a notamment participé à la création de la Cour pénale internationale en 2002.