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Pascale Robert-Diard, La Déposition

Il y avait mille façons d’aborder l’incroyable affaire Le Roux. Mille façons d’entrer dans la cour d’assises de Rennes au printemps 2014. Pascale Robert-Diard choisit la meilleure, brisant ainsi l’imagerie traditionnelle de cette sombre histoire.

par Thibault de Ravel d’Esclaponle 2 février 2016

Avec son dernier ouvrage, la chroniqueuse judiciaire du Monde frappe fort. Très fort même, tant l’essai est réussi. L’objet de cette déposition ? Le dernier procès de Maurice Agnelet, condamné à vingt ans de réclusion criminelle par la cour de Rennes pour l’assassinat de la jeune héritière du Palais de la Méditerranée, sa maîtresse, Agnès Le Roux, disparue au cours d’un week-end d’octobre 1977.

Pascale Robert-Diard aurait pu se livrer à une radiographie clinique des procès Agnelet, analysant l’ensemble des coups de théâtre qui les ont émaillés. Il faut avouer qu’il y avait de quoi faire. Maurice Agnelet a fait l’objet de trois procès en assises. Acquitté une première fois par la cour d’assises des Alpes-Maritimes, il fut ensuite condamné à Aix-en-Provence. L’intervention de la Cour européenne des droits de l’homme a provoqué un troisième procès, à Rennes, au terme duquel Agnelet fut de nouveau condamné le 11 avril 2014. C’est dire que l’appareil judiciaire français a eu l’occasion de s’exprimer sur ce dossier. La chroniqueuse judiciaire aurait aussi pu s’intéresser à l’histoire et entreprendre la relation des faits, un peu sur le mode de Téchiné...

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