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L’État dénie sa justice

Hier, syndicats et associations ont appelé le gouvernement « à faire preuve de responsabilité » concernant le budget de la justice.

par Marine Babonneaule 10 juin 2016

Un interprète mal formé qui traduit mal un mot et voilà un homme placé en détention provisoire, une expertise psychiatrique qui ne vaut pas un clou, la passerelle d’un tribunal qui s’effondre, manquant de tuer une personne, les rats qui circulent allègrement dans un autre… des anecdotes désastreuses, ils en ont plein les magistrats, les greffiers, les experts ou les associations. Elles ne sont pas nouvelles mais se répètent à l’infini. La justice va mal, faute de moyens suffisants, faute de gestion optimale, faute de logiciels adaptés. Faute de tout. Hier encore, à la 11e chambre du tribunal de grande instance de Paris, cinq organisations1 ont dénoncé « la pénurie budgétaire dans la laquelle la justice est maintenue depuis des années ».

« Sans greffiers, sans associations, sans experts, nous ne pouvons pas travailler », a déclaré Virginie Duval,...

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