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Interview

Les espoirs déçus des directeurs généraux des services des collectivités

Le 73e congrès du Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT), mi-octobre, a été marqué par la déception autour de la réforme territoriale et la revendication d’un statut légal pour leur fonction.

le 29 octobre 2013

La rédaction : Quels ont été vos rapports avec le gouvernement sur l’acte III de la décentralisation ?

Stéphane Pintre : Nous avons eu de nombreux échanges avec les ministères et avec les parlementaires en charge du projet de loi. C’est en soi une bonne chose pour notre syndicat, mais au final, nous sommes très déçus.

Le texte était ambitieux à l’origine, mais l’ambition s’est étiolée au fur et à mesure des lectures pour arriver à un texte illisible et d’une grande complexité. Or, la décentralisation a besoin d’un nouveau souffle, comme le défend le syndicat depuis son audition par la commission « Balladur ». Aujourd’hui, les outils existent et il n’est besoin que de simplifier l’organisation, de laisser aux élus le soin de s’organiser sur les territoires. Il est illusoire de vouloir imposer un cadre uniforme depuis Paris, chaque territoire ayant des spécificités qui lui sont propres.

Stéphane Bussone : Dès l’avant-projet de loi, nous avons remis à la ministre de la décentralisation et au cabinet du premier ministre, une contribution en quatre axes et 20 propositions. Puis, la réforme territoriale a évolué, le texte a été scindé en trois. L’accent a alors été mis sur les métropoles...

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Laurence Chenkier, Stéphane Bussone, Stéphane Pintre

Laurence Chenkier et Stéphane Bussone sont vice-présidents du Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT). Stéphane Pintre est son président.