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Assises à Versailles : l’ancien avocat et son « âme damnée »

La cour d’assises de Versailles juge pour viol et atteintes sexsuelles l’ex-avocat chartrain Sidney Amiel.

par Marine Babonneaule 20 juin 2017

Virginie était attendue comme le loup blanc. Cette femme, présentée pendant l’enquête comme « l’âme damnée » de Sidney Amiel, était l’associée et la maîtresse de l’accusé. Pas un jour depuis l’ouverture du procès sans qu’il n’en soit question, pas un jour sans que la présidente de la cour n’interroge parties civiles et témoins sur les relations qu’ils entretenaient. Femmes ou hommes ont raconté à la barre, souvent, le caractère trop trempé de l’avocate, ses fureurs, ses claquements de portes, ses invectives. Tout cela contribuait, selon eux, à alourdir une ambiance déjà très pesante dans ce cabinet chartrain qui prend, au fil des jours, une allure de coffre-fort oppressant. Puisqu’ils ont été amants – aucun des deux ne le réfute –, Virginie en dirait peut-être davantage que Sidney Amiel qui nie les faits qui lui sont reprochés. C’est cela qui était sous-tendu depuis le début.

Et puis, hier, elle est arrivée. Elle est belle, élégante, grande, bronzée. La maîtresse diabolique ? À peine a-t-elle posé ses mains sur la barre qu’elle s’effondre. « C’est très douloureux, je ne suis pas un témoin ici, je suis une accusée. Pendant l’enquête, je n’ai été entendue qu’une seule fois (…) C’est la seule fois où on m’a demandé quoique ce soit. Mes...

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