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Importation en contrebande de marchandises prohibées : l’importance de la preuve en matière douanière

Le détenteur de la marchandise, même passager, est réputé responsable de la fraude, à charge pour celui-ci de rapporter la preuve de sa bonne foi des diligences accomplies afin de s’assurer de la nature de la marchandise transportée.

par Victoria Morgantele 15 mars 2021

Si la chambre criminelle a déjà eu l’opportunité de rappeler qu’en matière douanière, il revenait au prévenu de rapporter la preuve de sa bonne foi (Crim. 16 mars 1989, n° 88-84.345, D. 1989. 515, note Berri), l’arrêt du 17 février 2021 est l’occasion de mettre en exergue cette présomption de culpabilité et de préciser les contours de cet angle probatoire devant les juridictions répressives.

En l’espèce, le 16 décembre 2014, à l’occasion d’un contrôle d’un ensemble routier à bord duquel se trouvait le conducteur et un passager, les agents des douanes découvraient dans une remorque deux caisses en bois contenant 870,02 kilogrammes de résine de cannabis.

Le passager était poursuivi devant le tribunal correctionnel notamment du chef d’importation en contrebande de marchandises prohibées. Il était condamné en première instance à une amende douanière de 1 700 000 € et à la confiscation de l’ensemble routier ainsi que des marchandises transportées.

Le prévenu interjetait appel du jugement de première instance, ainsi que le ministère public.

La cour d’appel de Bordeaux infirmait ce jugement...

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