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Enquête barreaux 2017 : l’entrée dans la profession est de plus en plus tardive

L’Observatoire du Conseil national des barreaux a présenté, lors de la dernière assemblée générale, l’édition 2017 de son « Enquête barreaux » réalisée auprès de 66 % des barreaux français.

par Anne Portmannle 27 juin 2017

C’est la troisième édition de cette enquête, déjà réalisée auprès des barreaux en 2009, puis en 2015. Cette année, 66 % des barreaux français ont répondu aux questions posées par l’Observatoire. C’est plus qu’en 2009, où seulement 44 % avaient participé, mais un peu moins qu’en 2015 (70 %). Il a d’emblée été précisé qu’en raison des différences dans l’échantillon des barreaux, la comparaison des résultats d’une année sur l’autre comportait trop de biais.

Entrée, sortie du barreau et bureaux secondaires

Parmi les avocats qui quittent le barreau, 53 % ont démissionné et 37 % ont été omis. Ces deux causes sont, de loin, les premières raisons de départ. Elles sont suivies par les départs en retraite (9 %), les décès (2 %) et des départs en « retraite active » (1 %). Il convient de noter que les barreaux participants n’ont dénombré aucune radiation parmi les causes de départ.

Chez les avocats qui démissionnent, 56 % cessent d’exercer, tandis que 44 % changent seulement de barreau. Lors de la présentation, le président de l’Observatoire, Louis-Georges Barret, a cependant souligné que l’on entrait plus tard dans la profession, à 29 ans pour les femmes et à 32 ans pour les hommes, soit dix-huit mois plus tard que ce qui avait été constaté en 2015. Quelque 65 % des nouveaux avocats sont des femmes. L’enquête révèle également que les avocats des barreaux qui ont un bureau secondaire l’ont implanté, pour 64 % d’entre eux, dans le ressort de la cour d’appel dont dépend leur bureau principal.

Aspects économiques

Le budget moyen de fonctionnement des barreaux apparaît très élevé pour les barreaux qui comptent plus de 1 000 avocats (hors Paris). Il est de presque 8 millions d’euros, en moyenne par barreaux, en 2017. En dessous de la barre des 1 000 avocats, les sommes sont plus de sept fois moins...

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