Accueil
Le quotidien du droit en ligne
Envoyer à un ami-A+A
Article

Affaire Bismuth : la décision

Dalloz actualité publie la décision rendue par le tribunal judiciaire de Paris dans l’affaire dite Bismuth.

par La rédactionle 5 mars 2021

Après quelques jours d’attente depuis le délibéré (v. Dalloz actualité, 2 mars 2021, art. P.-A. Souchard), la décision rendue par le tribunal judiciaire de Paris dans l’affaire dite Bismuth est désormais disponible. Le débat qu’elle suscite notamment sur le volet des écoutes téléphoniques et du secret professionnel de l’avocat ne fait que commencer (pour un premier commentaire, E. Mercinier, Jugement Bismuth : le secret professionnel de l’avocat, fantôme ou apparition ?, Dalloz actualité, 5 mars 2021).

 

Sur le procès des écoutes Bismuth, Dalloz actualité a également publié :

Procès des écoutes Bismuth : l’audience suspendue dans l’attente d’une expertise médicale, par Marine Babonneau le 23 novembre 2020

Procès des écoutes : la défense contre « le stratagème » du parquet national financier, par Marine Babonneau le 1er décembre 2020

Procès des écoutes : « Je n’ai jamais demandé à Thierry Herzog d’intervenir », par Marine Babonneau le 3 décembre 2020

• Procès des écoutes : « Je veux être jugé pour ce que j’ai fait, c’est-à-dire rien », par Antoine Bloch le 4 décembre 2020

• Les écoutes, l’être et le néant du procès Bismuth, par Marine Babonneau le 14 décembre 2020

• Affaire Bismuth : les écoutes au cœur de la condamnation, par Pierre-Antoine Souchard le 2 mars 2021

• Jugement Bismuth : le secret professionnel de l’avocat, fantôme ou apparition ?, Le droit en débats, par Emmanuel Mercinier-Pantalacci le 5 mars 2021

 

Commentaires

La lecture intégrale de ce jugement, pour ceux qui s'y sont astreints par acquit de conscience, révélant à quiconque (comme il se doit puisqu'une décision judiciaire est rendue publiquement) autant de choses effarantes sur le fonctionnement de la justice et sur l'intérêt de protéger ou non les conversations privées comme autant de substances intimes de l'individu, incite à poser comme postulats - qu'il est odieux de débattre du bien fondé d'une sentence avant d'en avoir pris effectivement connaissance, comme n'a pas craint de le soutenir de façon assez solitaire Philippe Bilger, - que sur le rôle des écoutes, rien ne peut plus être comme avant, maintenant qu'on peut percevoir que c'est comme lire dans les pensées, ce que l'homme n'a jamais réalisé depuis qu'il existe, - que l'exemplarité de l'analyse des juges est telle qu'elle va produire inexorablement un dynamitage de la confiance dans les institutions, rejoignant comme dégât collatéral la désasteuse opinion qu'a déjà le citoyen de la justice. Par pitié, arrêtons les frais en cessant de scruter avec un tel voyeurisme comment un ancien Président envisage légitimement et dans le moindre détail de se défendre d'une accusation, fût-elle juridiquement fondée. Si tel est "le meilleur des mondes", alors c'est celui d'Aldous Huxley, c'est à dire la barbarie.

Réagissez à cet article

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.