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Les avocats ont appris à se passer « autant qu’ils peuvent » des juridictions

par Anne Portmannle 21 septembre 2017

À l’occasion de la conférence de presse de rentrée du Conseil national des barreaux (CNB), qui s’est tenue mercredi 20 septembre 2017, Pascal Eydoux a présenté la plateforme du Centre national de médiation des avocats (CNDMA). Cette plateforme, qui recense d’ores et déjà 260 avocats médiateurs, est destinée à promouvoir auprès des justiciables ce mode de réglement des conflits et démontrer que les avocats, qui s’inscrivent « dans la logique d’accompagnement juridique de leurs clients », ont un rôle central à jouer dans ce domaine.

« Le grand public nous identifie encore trop à nos robes, mais elles ne suffisent plus à caractériser toute notre activité », a déclaré Pascal Eydoux, qui a souligné que les avocats ont désormais appris à se passer, « autant qu’ils peuvent », des juridictions.

Les avocats qui demandent à être référencés sur cette plateforme devront justifier, auprès du comité sicientifique qui examine leur demande, d’au moins 200 heures de formation qualifiante ou de 140 heures de médiation complétée d’une expérience pratique. Il est également possible de justifier de quatre ans de pratique et de la réalisation d’au moins 10 médiations. « Le référencement fait par le CNB est le plus qualitatif à l’heure actuelle » a relevé l’avocate parisienne Carine Denoit-Benteux, membre du CNB chargée du projet. Elle a précisé que, tous domaines confondus, 70 % des médiations aboutissaient.

 

Affaire du barreau de Paris : Eydoux se dit « consterné »
Le président Pascal Eydoux est ensuite revenu sur ce qu’il appelle « les soubresauts » qui agitent actuellement le barreau parisien et dont la presse – et l’hebdomadaire Le Point en particulier – s’est fait l’écho (V. Dalloz actualité, 15 sept. 2017, art. M. Babonneau  ). Il a rappelé que les Ordres avaient un rôle de régulateurs de l’exercice professionnel alors que le CNB avait, lui un rôle de représentation de la profession auprès des pouvoirs publics.
Néanmoins, le président du CNB, qui s’est dit « consterné » par cette affaire à titre personnel, a assuré qu’elle n’aurait pas d’influence sur les travaux et les missions de l’instance nationale. Il a estimé que ce désordre était dû « à un déficit de la lisibilité de la gouvernance de la profession. Il faudrait revoir la gouvernance au niveau des structures intermédiaires que sont Ordres ».

 

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